La parade des loups
mai 11, 2008
Je me souviens avoir tombée en amour avec une nouvelle chanson de Wolf Parade lors de leur dernier spectacle à la Sala Rossa. En attendant de trouver la toune exacte qui a fendu mon coeur en deux, on peut downloader un mp3 ici .
“well into the desert you must go
so into the desert we go
call it a ritual
call it whatever you will
and you will grow mad at me
as naturally as branches on a tree
call it a ritual
call it whatever you will”
Mes anciens amours photographiques
mai 10, 2008
J’ai commencé à faire de la photo parce que ma cousine m’avait prêté sa caméra Minolta et que bon, je sais pas trop, j’ai décidé de m’en servir. Sans aucune notion de rien, juste un lourd passé d’achats compulsifs de Elle Québec et de Clin d’Oeil tout le long de mon adolescence.
Lors de mon premier cégep, mes amis y sont tous passés, j’ai pris des millions de photos de mon époque cégep de Lionel-Groulx. Je faisais tout, maquillage, coiffure, photos, choix du lieu etc. J’aimais ça. C’était ludique, c’était aussi parfois très cliché, le genre de photos que tu prends quand tu n’as aucune notion technique, que tu trouves le flou beau et les erreurs intéressantes. Par la suite, on apprend à les créer et il existe toujours cette notion de heureux hasard, mais on est plus sévères sur les erreurs en soit.
J’ai appris à développer dans la chambre noire du cégep (pour ensuite me rendre compte que j’imprimais tout croche, mais bon, c’est la vie). J’aimais cette notion d’être plongée dans le noir, une lumière rouge en fond et la radio comme trame sonore. Ça avait quelque chose d’unique. Je savais pas ce que je faisais, mais j’aimais ça. Alors, après un an d’arrêt d’étude, j’ai commencé mes études en photo au Vieux-Montréal.
Pendant mes trois ans, j’ai fait plein de trucs. Apprendre la lumière, apprendre c’est quoi un appareil photo et comment ça fonctionne pour de vrai et toute la technique qui va avec. J’ai fait des trucs que je déteste (corpo, architecture, du grand format pour photographier des objets, du portrait social) et j’ai fait des trucs que j’adorais. Plus ça allait et plus j’ai eu l’impression de perdre mon style d’une certaine manière, les contraintes m’empêchant de faire ce que je voulais et comment je le voulais. Je suis sortie de ma technique morte de fatigue, un brin perdue, ne sachant plus trop ce que je voulais.
J’ai continué à être disquaire, j’ai travaillé de nuit à développer des trucs louches, j’ai travaillé dans un magasin de photo à apprendre tout ce que je ne connaissais pas et à me faire chier avec des clients trop prétentieux, j’ai fait des contrats, je me suis surmenée, j’ai vraiment poussé mon corps et ma tête à bout. Ce que je faisais n’était souvent pas ce que je voulais faire. J’ai donc tout lâché et j’ai foutu le camp en voyage.
Quand je suis revenue, j’avais décidé de cesser de me battre pour des contrats, j’étais pas émotivement assez forte pour vivre avec tout ce que ça engendre. Je me suis dit que j’allais assister et faire mes projets personnels à la place. J’ai quand même dû retourner travailler de nuit et développer des trucs louches et je suis même retournée quelque temps à ce magasin de photo pour faire de la job de clerk. Finalement j’ai eu ma job actuelle. J’avais donc un objectif sur deux d’atteint. Il me manquait que les projets personnels.
En allant voir des expos au MACM et au Belgo, il y avait toujours un mot qui me revenait en tête et qui ne me lâchait pas : simplicité. Les oeuvres les plus réussies sont parfois celles qui sont les plus simples voire épurées. De voir Pascal Grandmaison photographier ses packs Speedotron (des powerpacks utilisés en photo) ou même du papier chiffonné et de trouver ça beau, ça m’a fait réalisé à quel point il ne faut pas tout le temps se prendre la tête. Ce qui est beau est souvent devant soi.
Depuis le début de l’année, je cherchais donc cette simplicité, je cherchais un sens à ce que je faisais. Parce que malgré que je shootais, je trouvais mon travail incohérent. Mais dans une illumination de lendemain de brosse assez mémorable, alors que j’errais dans ma chambre d’hôtel à Québec, j’ai trouvé cette espèce de colle qui fait tenir tous les morceaux ensemble, j’ai réussi à semi-verbaliser ce que je voulais faire comme photo. Et à partir de ce moment-là, tout se tenait dans ma production personnelle.
Depuis, j’ai envie de shooter pour de vrai. Comme j’ai toujours aimé faire. Pour moi, broche à foin, avec de la technique mais tout de même broche à foin. J’ai eu envie de retourner là, à cette espèce de croisée de chemin qui m’avait lancée sur autre chose qui ne me représentait plus vraiment. Je sens que pour la première fois depuis longtemps, je fais des choses qui me ressemblent.
Pour son cadeau d’anniversaire, j’ai offert à mon amie Sarah un shooting. Hier, on a fait ça toute la journée. Comme avant, j’ai tout fait, de la coiffure à la retouche, je me suis amusée comme une gamine. On a shooté de la fausse mode à l’extérieur. Ça faisait longtemps que j’avais pas fait un shoot comme ça, comme quand je savais pas comment utiliser ma caméra et que la seule chose que je pouvais faire, c’était trouver un bon sujet et un bon lieu. C’était simple et ça a donné des résultats que je trouve vraiment intéressant.
Tout ça (c’est tellement long comme post) pour dire que je me suis perdue photographiquement et que je crois m’être retrouvée et ça fait du bien de sentir que je marche dans le bon chemin (et pas tout croche telle une fille saoûle dans une pente à Québec, quel bel exemple…)
Voici donc un aperçu du shoot d’hier, vous finirez bien par voir mes talents de coiffeuse et le bout du nez à Sarah.
Au 3737
mai 6, 2008
HIer, au 3737, ce bar improvisé du centre-ville (bar improvisé dans une cuisine d’un merveilleux appartement), j’ai “cinqàsepté” en charmante compagnie dont Sarah, jeune fêtée du jour. Non seulement mes amies qui habitent ont le sens inné des bonheurs simples, mais on y entend toujours les discussions les plus drôles qui soient.
Myriam appris donc la mort de la planète Pluton deux ans plus tard, Sarah nous ouvra son coeur en nous parlant de son séjour au camp Trois-Saumons ( qui m’a valu un cinq minutes de rire infernal) et de son nom totem version dinosaure. N’est-ce pas horrible d’avoir un nom totem qui doit obligatoirement être un dinosaure? On jasa aussi acrostiches et hommes européens. C’était marvellous.
Puis de retour dans ma patrie, avec “Patins” de CSS dans les oreilles, je me suis fait démasquée par mon coloc qui est toujours dehors sur le balcon quand je rentre un brin ivre. Damn you. Pas moyen de rentrer en catimini sans que personne s’en rende compte. Quoiqu’il m’a félicité sur le fait que malgré que je m’étais levée à 5h30 du matin, j’étais encore debout et vivante. Le vin rouge doit avoir des vertus pour me garder éveillée. Vive le vin rouge.
je fais vraiment des post décousus, faut me pardonner.
début du mois de mai
mai 5, 2008
Une première semaine au boulot qui a super bien été, une journée comme photographe de plateau pour une boite de pub, une journée de congé qui a fini en souper de fête alcoolique, pas de trop de quoi s’ennuyer. Je vais revenir écrire de quoi de constructif quand je devrai pas me lever dans 5h30…
Moment marquant du week-end : une fille qui se flatte le visage avec une fleur en plastique pendant une heure et quatre filles en délire qui danse dans ma cuisine en robe cocktail. C’est ça ma vie. C’est n’importe quoi et c’est merveilleux.
julie, la fille qui a bu du vin blanc, du champagne et du vin rouge.
Myriam et ma caméra film
mai 1, 2008
On the road - Vers Montréal
avril 30, 2008
On the Main - A story about working on the Main
avril 29, 2008
Sceau de confidentialité oblige, je ne peux pas me prononcer trop trop sur le boulot, mais je peux tout de même dire que cette première journée a super bien été. J’ai passé une partie de la journée toute seule à régler plein de petits trucs qui s’accumulaient et je me suis rappelée à quel point j’étais une control freak. Et que dans le fond, j’ai un fond de Wondersecrétaire et Wonderbusinesswoman en moi.
Et j’ai déjà développé un complexe d’infériorité côté look, va falloir que je m’achète une plus grosse sacoche pis plus de bling bling si je veux pas être lapidée… pis peut-être une nouvelle coupe de cheveux. Je pourrais devenir blonde, ça serait drôle, je serais in.
La ô adorable Myriam est venue luncher avec moi au MeatMarket, resto sur la Main (je fais des liens avec le titre), qui est trop dingue. Ça avait l’air reconnu comme endroit, mais bon, à 14h, il y a plus trop trop de monde dans ce resto. Je pleurais d’émoi sur mon sandwich.
Morale de ce post : je vais me coucher, je suis mourue.
Je suis confuse
avril 28, 2008
Il y a tellement de roulement ici qu’on m’a informé que j’étais rendue à ma septième coloc et non ma cinquième… Bravo bravo clap clap.
Sinon, je vais bientôt sortir un peu de la confusion monétaire grâce à un gentil comptable qui s’arrange pour que mes impôts soient merveilleux. C’est tellement cute un grand-papa comptable dans un petit bureau lilas. Je suis presque sous le charme.
Sur ce, je vais aller calmer mes angoisses de début de nouveau gros boulot en faisant du lavage, dieu sait que ça calme une fille du lavage…. Aucune ironie ici, aucune.
Un nouveau personnage
avril 27, 2008
Étant donné que coloc numéro 4 vient de quitter pour le milieu du Canada, nous avons le plaisir d’accueillir comme numéro 5.
Je suis comme Louise Deschâtelets qui aime ses enfants et les regarde partir au loin, qui doit gérer tout le bordel aussi parce que bon, ça finit toujours à moi les tâches d’organisation, ça a l’air. Ça va être le bordel cet après-midi, comme on a encore des bouts de morceaux de coloc numéro 3 et de coloc numéro 2 dans notre appart, notre salon risque de devenir une jungle jusqu’à temps que tout le monde vienne récupérer leurs morceaux de robots.
La joie des déménagements….
Mais après j’ai espoir que la vie soit merveilleuse parce que bon, the next coloc number 5 is marvellous.
vive la colocation!
Un problème grave
avril 27, 2008
J’ai un problème grave, un grave problème de réception.
Vous laissez sur cette phrase sans contexte m’amuse tant que je vais pas vous en dire davantage.


