Tranches de musique
juillet 31, 2006
Super-Boulot s’est encore avéré à être un long et pénible moment ce week-end qui, pour la joie de Visa et non la mienne, se prolonge toute la semaine.
Quatre ans ont passé depuis que j’ai mis les pieds là. J’ai passé de libraire à disquaire. J’ai joué à la caissière à tous les Noël. J’ai agité des pancartes à moins 30 degrés cet hiver. J’ai passé trois jours sans pouvoir bouger ma tête sans hurler suite à un party de Noël. J’ai connu des gens extraordinaires, collègues tout comme clients. J’ai voulu tuer des collègues, leur arracher la tête et la balancer à travers la vitre. J’ai cotôyé les clients les plus bizarres, de la fille qui danse au poste d’écoute pendant une heure à une madame freak d’élastique.
J’ai pourtant l’impression que j’ai atteint une sorte de plateau. Je m’emmerde, c’est simple. Toujours la même chose. Toujours la même foutue poussière que je suis la seule à remarquer. On dirait que je suis devenue un robot qui tend les disques aux clients.
Une chance qu’il y a des clients qui viennent vous dire qu’ils apprécient votre travail. Dites merci à vos libraires et à vos disquaires, ça fait du bien de savoir qu’on ne nous prend pas pour des machines et/ou des êtres inférieurs et/ou une caisse. Parce que oui, il y encore des gens qui me demandent : “Êtes-vous une caisse?” Est-ce que j’ai l’air d’avoir un tiroir-caisse dans mon thorax? Est-ce que j’ai l’air d’avoir une machine Interac dans le bras? Non.
Merci de m’avoir écouter pendant mon long délire, ça m’a fait du bien.
Pour devenir zen, j’ai découvert le disque idéal : “Songs from a world apart”de Lévon Minassian. C’est dépaysant. Si l’ambiance générale vous dit quelque chose, c’est peut-être que vous avez déjà écouté le disque “Passion” de Peter Gabriel. C’est génial. Vraiment.
Mais si vous avez envie de boire des Pina Colada dans votre piscine gonflable en regardant pousser le gazon ou de rêver dans un long trajet d’autobus, le dernier de Nouvelle Vague “Bande à part” est le disque qu’il vous faut.
Sur ce, soyez heureux.
Voyez, la disquaire en moi n’est pas encore morte.
La constellation de freckles
juillet 29, 2006
Puisque j’ai décidé de ne pas aller jouer à la caissière de remplacement à Super-Boulot, je me suis dirigée vers le club video question de parfaire mon éducation cinématographique.
Évidemment, je m’oblige à ne pas louer de films dans les catégories suivantes : Faits vécues, Drame insipide, comédie adolescente, tous films d’amour qui prouvent que vous êtes une lamentable célibataire esseulée et sénile. Je ne veux pas qu’on sache que je suis réellement quelqu’un de pathétique et j’aspire à ne pas me faire juger par mes choix vidéos. Hum… que choisir?
Un commis avait collé un “Suggéré par (insérer le nom du commis)” sur tous les films que je voulais voir. Je vais avoir l’air d’une groupie anonyme qui loue ces suggestions, on dirait que mon ego le prend pas. Non, non et renon.
Finalement, j’ai survécu en ne prenant qu’une de ces foutues suggestions.
“Me and you and everyone we know” - Lire comédie romantique indépendante
“Citizen Kane” - Parce qu’il le faut
“No direction home” - Parce que ça nous tente
Mais en parlant de “Me and you and everyone we know” de Miranda July, il faut que vous consultiez son site Internet.
http://www.learningtoloveyoumore.com/
Les artistes derrière ce site demandent aux gens de faire des “devoirs” de toutes sortes et de leur envoyer le résultat. Exemple : Photographier les cheveux d’un ami que vous avez coiffé, faites la chanson la plus triste, photographier sur le sol les vêtements portés lors d’une journée importante et dessiner une constellation avec les taches de rousseurs d’un ami.
C’est génial.
Malédiction
juillet 29, 2006
Pourquoi suis-je toujours et immanquablement la fille qui pogne le hoquet pour rien? On va finir par me décrire comme ça : “La fille là-bas, tu sais la fille avec le hoquet? Oui, oui, je sais de qui tu parles…”
Maudite destinée
Je suis probablement riche
juillet 28, 2006
Il doit y avoir deux milles dollars en bouteilles vides sur mon comptoir/plancher/cour/gazon/balcon…
Alors, comme vous le saviez tous (on dirait vraiment que je m’adresse à une foule tandis qu’il y a à peine 10 personnes qui lisent mon blogue, anyway…) hier c’était le party chez nous. On est tellement incroyables que nous avons posé un tapis rouge à l’entrée avec des paillettes dessus. La classe, quoi.
Grâce à mes 6 gins tonic, mes trois verres de vin, mon mojito et mes nombreux flirts avec la drogue, j’ai passé une soirée rockambolesque entourée de gens merveilleux (savez-vous à quel point je vous aime?).
J’ai chanté “So happy together” en faisant semblant de connaître les paroles avec ma complice de chansons dont on ne connaît pas les paroles, mais on essaye toujours quand même.
Moi et ma coloc ont s’est encore emportées au son de Goran Brejovic.
Je me suis fait demandé absolument pas subtilement si j’avais un chum. Dans la catégorie, cette question n’a aucun rapport avec le sujet central, le jeune homme gagne la palme.
Et plein d’autres choses.
Nous étions heureux, nous étions beaux, nous étions jeunes. On dirait une pub de bière importée…
Tonight is the night!
juillet 27, 2006
Alors, ce soir c’est THE PENDAISON DE CRÉMALLIÈRE!!! Évidemment, puisque nous sommes trois fous cohabitant dans le même espace naturel nous avons donné un thème à la soirée qui montre d’ailleurs notre émoi constant envers Katerine : Une soirée TROP VIP!
Ce qui consiste à avoir plein d’attitude. Quant à moi, j’opte pour la crinoline qui est le summum du VIP. Aucune idée pourquoi, mais là n’est pas la question.
J’ai hâte de fondre dans l’espèce d’écosystème tropical crée dans ma cuisine en compagnie de gens superbes dansant allègrement autour de mes colonnes style église en criant : J’adore regarder danser les gens!!!
Ça y est, je suis déjà folle et ce, totalement à jeûn.
Sur ce, la SAQ m’appelle au loin en me supplie de venir la délivrer de quelques bouteilles!
Bonne soirée à tous, même si vous n’êtes pas trop vip. Je vous aime pareil (mais moins)
Vous pouvez vous foutre de ma gueule
juillet 26, 2006
Mais je viens de terminer la série Six Feet Under et je pleure encore.
Ça y est, je suis classée Hyper-émotive professionelle.
Et c’est ainsi qu’elle cria…
juillet 26, 2006
THANK YOU JESUS!!!
Décomptes
juillet 25, 2006
- 2 jours avant ma pendaison de crémallière. Tout est sous contrôle. Le dancefloor est prêt. Les compils se gravent.
- 4 jours avant que ma paye augmente de 30 sous de l’heure et me nargue à 9,97$. La vie est salope quand elle s’y met.
- 8 jours avant d’aller voir Devics en show et mourir d’extase.
Alleluia. Désolé, ça me tentait.
"C’est un hymen insensé!"
juillet 25, 2006
Remercions le film “Peau d’âne” pour sa merveilleuse citation.
Ce film est THE meilleure comédie IN THE WORLD!! Si j’insiste en anglais, c’est qu’il est vraiment incroyable. Ce délicieux film musical vous enivra de propos juteux tels que :
“L’amour fait souvent grand tapage
Au plus bel âge
Il crie il déchire et il ment
Pauvres serments”
“Un souhait d’a… Un souhait d’amour s’impose Tandis que la… Que la pâte repose”
“Nous ferons ce qui est interdit
Nous irons ensemble à la buvette
Nous fumerons la pipe en cachette
Nous nous gaverons de pâtisseries…”
Les costumes sont grotesques, la musique hilarante, la mise-en-scène horrible. Tout est absolument, délectablement absurde. J’ai jamais autant ri de ma vie.
Palmarès des moments drôles de ma vie pour prouver que ce film est le numéro 1 :
5- L’unijambiste portant le pantalon dans le vent.
4- Toutes les jokes de mimes faites dans mon ancien appart.
3- Mon Dec au complet de théâtre compte pour un deux ans de rires continus (principalement, dans le cours de littérature où notre prof voulait qu’on liche le goulot de sa bouteille d’absinthe qu’il avait apporté fièrement et aussi, dans n’importe quel cours de Claude où le Austin 3:16 a retrouvé son titre de champion, où j’ai appris à faire une maquette en bâton de popsicles et de 16 tubes de colle chaude, où j’ai commis le pire exposé oral de mon existence)
2- Le moment où j’ai appris qu’une amie avait rampé pour aller faire son exposé oral pour cause de fourmis dans les jambes (et quant à moi, de prof insensible). Ce moment-là et toutes les fois où je le raconte.
1- Le visionnement de Peau d’âne lors d’une soirée-hommage à mon coloc qui accepte de vivre avec deux folles finies.
Désolé, si mon message est incohérent. L’auteur est présentement dans l’incohérence et retape 16 fois un mot dans l’espoir de l’écrire comme il se doit.
Ça y est, je rêve…
juillet 24, 2006
Citation du soir de Monsieur D livré par e-mail :
“salut julie, jsais pas vraiment pourquoi on a arreter de se parler mais si ca te tente de vnir sur msn pour jaser et en discuter jsuis la. “
Quoi? Hein? Pardon?
Parce que la seule chose qui t’intéressait en musique francophone, c’était Gerry Boulet, que la musique jouée par des filles, c’était poche et que l’art en général n’était bon que pour une gang de fendants atteint de diarrhée verbale. Que tu me parlais au téléphone en gossant sur ton ordi. Pis anyway, j’ai déjà eu des délires verbaux là-dessus au mois de juin (demandez-moi pas de mettre un lien, aucune idée de comment ça marche).
Ça fait plus d’un mois que je joue à la morte.
Vraiment pas attendu comme e-mail. Reste plus qu’il m’appelle et je change de nom pour Linda.
Juste pour contraster, tout le monde se matche pendant que moi, je reçois des e-mails qui me rappellent ma non-chance et mon pathétisme.
Il est où, le mien?