The last day chez Renaud-Bray

septembre 30, 2006

Maintenant que vous savez officiellement où je travaille, vous pouvez vous garocher dans l’après-midi pour acheter dix milles disques et faire augmenter mon chiffre de vente et m’espionner (en espérant que vous avez autre chose à faire).

Je peux vous dire où je travaille, car dans 11 heures, je “punche” pour la dernière fois. Snif, snif, sanglots, yeux rougis, blablabla… Je commence à me sentir sentimentale ce qui n’est pas un état habituel (surtout par rapport à ma job).

Je vais faire une DJ infernale de moi en mettant tous les disques interdits en magasin. Et ensuite, on me lance dans un loft inconnu dans le centre-ville où des amies photographes s’autofinancent. La journée sera folle d’aventures!

À partir de demain, non seulement mon chèque de loyer va passer, mais je vais être confronter à une dure réalité :

Je suis à temps plein une photographe travailleur autonome. Ça veut dire, de manière plus claire : TROUVES-TOI DES CONTRATS RIGHT NOW!

P.S Mes amis devraient se préparer mentalement à me nourrir si ça tourne mal pour moi.

La lumière au bout du tunnel

septembre 29, 2006

Ne vous inquiètez pas, je ne suis pas en train de mourir, mais sur le point d’achever de bâtir mon studio de photo.

Grâce à l’aide d’une amie dôtée de talent avec perceuse/clous/vis/etc, je vais enfin poser mon fond de studio devant lequel je pourrai shooter moults femmes enceintes, portraits en tout genre, délires psychédéliques-trash et n’importe quoi qui me tente!

Après des mois de procrastination, je vais enfin voir la lumière au bout de mes boîtes. Enfin! Je vais avoir presque l’air professionnelle!

Si quelqu’un a besoin de photos en tout genre, je suis disponible (et bientôt pauvre, alors, ne vous gênez pas… ).

Je fais dans le blogue-marketing maintenant… Je sais, je viens de vendre mon âme…

Bonne fête Émilie!

septembre 28, 2006

J’avais oublié c’était quoi un mal de tête de lendemain de beuverie, ça fait un mois que je suis sage pour cause de pas de budget. Ce matin, la tête à côté de moi-même, les Advils dedans mon estomac, je vous écris les points forts de la soirée.

Telle la femme au foyer que je suis, je m’applique à faire un superbe gâteau garni de 16 centimètres d’épais de glacage et avec une couche interne de Smarties. Je cache la gâteau dans ma chambre, question de provoquer la surprise au moment du dessert. Très subtile, l’odeur du gâteau arrive quand même à piquer la curiosité de ma coloc. Elle ne se doute VRAIMENT PAS de ce qui l’attend… Si seulement, j’avais un effaceur d’odeur. Merde. Dans ma chambre, ça sent le gâteau à s’étouffer, on dirait une incursion au pays de Betty Crocker, ça pogne à la gorge.

Le souper très original qui consiste à des tortellinis à ma légendaire sauce rosée. Quiconque me connaît depuis un bout à goûter à ça, car je fais tout le temps cette sauce, particulièrement lorsque je n’ai pas le budget pour faire des plats extravagants. Nous mangeons tels des goinfres, nous buvons, nous beurrons notre pain, nous explosons…

Nous revenons à la vie à coups de tounes années 70, de Kiss et de musique inconnue. Arrivent nos autres invitées universitaires qui avaient des cours et ne pouvaient mollir de la jambe pour ma sauce rosée. Nous tentons de mettre les 24 chandelles sur le gâteau et tentons aussi de les allumer sans nous brûler le bras. La lumière se ferme, “Deceptacon” joue dans la radio (quelle chanson d’anniversaire), et tout le monde chante à peu près n’importe quoi. Mais c’est le gâteau qui compte. On bouffe, on fait des crises de foie et nous rions.

S’en suit des mouvement de danse sur du Katerine, Laurent qui donne des tapes sur les fesses à mon poney en paille sur je ne sais plus quelle chanson (voir photo avec poney), notre trio infernal sur Mama Vagina de Péloquin/Sauvageau (voir photo où Émilie fait une face louche), Laurent et Tony qui font une chorégraphie de bras très élégante, moi avec le poney sur la tête, Wanda Jackson se déchaîne, Laurent fait de l’attitude (voir photo noir et blanc).

Nous finissons, moi et Émilie, devant youtube à regarder les pires choses avec notre dernier joint de la soirée. Comme je l’ai déjà dit cette semaine, youtube veut pas envoyer les vidéos sur mon blogue. Mais bon, si ça vous tente, allez revoir ce classique de Billy Ze Kick “Mangez-moi” qui une interminable chanson de drogués et aussi, le total inconnu “Jason le maçon” qui veut réparer ton siphon ou quelque chose du genre.

Soyez heureux!

L’ail et le citron

septembre 27, 2006

Si vous vous demandez ce que je sens et bien, ça ressemble à un doux mélange d’ail et de citron. Pourquoi vous vous dites? Pourquoi je sens ça? Est-ce un nouveau parfum?

Non. J’ai juste fait DIX tasses de pesto au basilic ce matin. Moi et ma belle-soeur avons tenté grâce à notre instinct incroyable de faire un pesto sans recettes en se fiant seulement à nos papilles gustatives. Et nous avons réussi, par ici les médailles.

Comme c’est la fête de ma coloc aujourd’hui, moi et Laurent avons cru bon d’aller lui dire live sur son lieu de travail soit le Marché Jean-Talon. Armés d’un café au lait et d’une crème brûlée (vous parlez d’un cadeau rempli d’amour), nous nous sommes accroupis parmi les fruits, chou-fleurs mauves et oeufs pour ne pas être repérés au loin. À son kiosque, nous lui avons souhaité Bonne fête comme il se doit soit en criant et en chantant très fort (surtout Laurent qui, ma foi, a des capacités vocales incroyables). Elle a crié, elle a ri, nous avons ri et elle a dû continuer à travailler donc on est partis satisfaits de notre surprise.

Je m’en vais donc au fourneau, car je suis une véritable femme au foyer avec tablier, pour préparer le plus merveilleux des gâteaux de fête. Quoi de mieux qu’un bon Betty Crocker pour garder son coeur d’enfant? Nous allons tous mourir d’une crise de foie, mais si on meurt dans le plaisir, ça compte pas.

Bonne soirée,
Julie a.k.a want-to-be-but-it-doesn’t-work Martha Stewart.

Maudit sois-tu youtube…

septembre 26, 2006

J’ai tenté de poster un vidéo de Patrick Watson, mais youtube ne veut pas l’envoyer sur mon blogue, le scélérat…

Peu importe. Ce soir, je vais faire semblant d’appartenir au crowd media et je vais mollir de la jambe devant Patrick Watson au Lion d’Or.

I’m so vip. Bah, pas vraiment en fait.

La science des rêves

septembre 24, 2006

Michel Gondry m’a encore émue. Après “Eternal sunshine of the spotless mind”, “La science des rêves” ne m’a pas fait versé une larme durant le film, mais dès que je suis sortie du cinéma, je me sentais tout croche.

Il y a des choses qui me touchent plus que d’autre dans les films. Voir quelqu’un affronter la réalité, ça me rentre dedans à chaque fois. Je ne sais pas trop pourquoi. Voir comment l’imagination et le monde des rêves se côtoient dans ce film, c’était beau et triste à la fois. Sur mon retour, j’ai croisé ma coloc dans la rue et oui, comme dans le pire scénario d’Hollywood, j’ai pleuré dans ses bras. Je suis émotive comme ça. Mon coeur est pas fait fort.

Sur une note plus joyeuse pour les potineuses de ce blog, Monsieur Fantasme a envoyé un e-mail.

La vie est foutument belle.

Je vais finir preacher de la vie avec une toge et une chorale…

Un CHEESEBURGER et un COCA!

Une soirée, des côtes levées de Josée, des mix musicaux de David et Michael Jackson…

Pow! Une semaine!

septembre 23, 2006

Samedi 30 septembre sera une journée exceptionnelle. Le dernier repas aura lieu. Dans une cafétéria décorée comme on peut avec les posters trouvés en magasin, nous allons boire mesdames et messieurs, boire du vin de manière illégale en plus.

Je pourrai donc être un peu pompette et mettre de la musique destroy pour faire fuir les clients. Pourquoi? C’est ma dernière journée de travail. Les gens vont pouvoir porter plainte, déchirer leur linge, crier Satan, se rouler dans la vaseline, casser les figurines de Fernandel, lancer des bibles, marcher sur Crazy Frog. Tout sera permis. Je l’ai décidé ainsi.

Ensuite, je pleurai en boule dans un coin obscur. Mouhahaha! Je ne vais pas pleurer, je vais juste continuer à boire dans un party bénéfice en criant :

LIBRE!!!!

(ici imaginer une scène où je déchire mes vêtements et je me garoche dans le feu. Je suis trop extrême…)

George, George, George

septembre 22, 2006

Qui était au show des George Leningrad? À part moi, évidemment? Monsieur FM! Oh yeah.

Je sais tout ce qui vous intéresse c’est une critique de huit cent pages de ce show, mais moi, je suis morte donc je résume :

Trop fou et surprenant. Mes oreilles vierges de leur musique ont apprécié et mes épaules ont bougé. Les costumes étaient superbes, la scène cro-magnon (lire aussi : faire semblant de brûler un homme et le frapper avec des os) était aussi spectaculaire.

La première partie (dont le nom est manquant pour cause de billet dans sacoche dans chambre au loin et paresse de l’auteur) était époustouflante de n’importe quoi. Le chanteur, un pseudo gars louche style savant fou aux moves scintillants, le ninja bassiste et les deux autres types bien sympathiques quoique non-flamboyants nous ont offert des chansons indescriptibles mais entraînantes (lire ici, on dansait en faisant des moves de bras que vous ne pouvez pas voir, mais IMAGINATION est le mot-clé de l’histoire).

C’est pas clair, mais c’est tout. Je ne saurai jamais ce qui s’est passé dans une galerie en face de Musique Plus.

P.S Qui va voir le lancement de Patrick Watson gratos? Pour tous ceux qui vont déjà parce qu’ils sont trp jet-set et vips, gâchez pas mon fun et laissez-moi vivre mon bonheur incommensurable!

- Pendant que j’ai été malade, l’automne a commencé. BANG! Donc, hier, j’ai pu admirer plein de tites couleurs dans les arbres, j’ai été émue et j’ai pleuré en boule dans un coin sombre.

- Pourquoi les ti-vieux de toute la province, même les pas-pure-laines, aiment et contemplent les chantiers de construction??? Il y aura toujours un ti-vieux, la face dans la clôture pour admirer d’autres hommes suintants travailler dans la terre et le métal. C’est définitivement louche.

- J’ai réussi à avoir une discussion intelligente avec mon fantasme du moment. Sans voix qui shake, sans rire nerveux (peut-être un de sa part, mais c’est mon interprétation et je ne suis absolument pas objective devant cet homme). Ce gars n’est officiellement pas un beau gars dans les normes, mais il me fout la gueule à terre avec toute sa sexyieté (pas de commentaires sur ce mot). Note à moi-même : cesser de délirer à son propos à ce point.

- Je vais dîner avec mon père tantôt. Oui, le même père qui ne m’a pas donné de nouvelles depuis qu’il est revenu d’Espagne, lire ici : 3 mois. Mon père est un être complètement incompréhensible. C’est une victime devant l’éternel, le martyr d’une génération, blablabla… Mais bon, j’essaye d’avoir une relation à la limite de la normale avec lui en me disant que les 60ans l’ont peut-être changé…

- Mon studio va commencer à être exploité et loué. Vive les rentrées d’argent!

- Si je ne commence pas à shooter régulièrement sous peu, j’aimerais qu’on me lance une roche, un poney, une luge, une robe usagée ou un tournevis vert métallique.

- J’ai envie d’avoir peur et d’aller au lancement des George Leningrad ce soir au National.