On se revoit l’année prochaine…
décembre 31, 2006
Comme le dit si bien ma coloc sur l’ardoise qui règne dans la cuisine :
“En 2007, je viens dans mes bobettes”
Je ne peux rien ajouter de plus à ça.
Ah oui, BONNE ANNÉE, ma gang de loups sauvages.
Chroniques mondaines
décembre 31, 2006
Ce soir, je me suis retrouvée sur la piste de danse du campus. Oui, je sais, le Campus. Cet endroit où tout le monde danse avec les bras contre leurs corps question de manque d’espace. Mais ce soir, c’était étrangement pas rempli. J’aurais pu danser avec un houla-hoop et je ne n’aurais dérangé personne. Vivement les pré-31 décembres!
Bon, j’étais pas dans ce bar sans raison, la fête du amie y avait lieu. J’ai donc dansé sur n’importe quoi que je connaissais pas. Quand Numéro# a joué à 2h30, j’étais seule à tripper. J’ai tenté d’éviter le plus possible un gars très saoûl qui, dès qu’il s’approchait de moi, devait me toucher. Ce dernier tentait de se frotter sur tellement de filles que ça en était pathétique. Je pense pas que c’est ce soir que tu vas frenché, mon gars. Les gens s’aimaient comme jamais, c’était assez hallucinant. D’habitude, ça se frotte pis ça se frenche vers 1h, mais là à 11h, c’était un beau prélude à un gang-bang sauvage. Il y avait aussi un simili-want-to-be Michael Jackson qui se faisait aller les chevilles. J’ai bu plein de shooters sur le bras d’un chum de mon amie, mais je suis même pas saoûle. Maudite vie. J’ai remedié à cette tragédie par un autre équivalent. Je me sens maintenant zen et paisible.
La dernière phrase est douteuse, je le sais. Mais vous m’aimez pareil, je le sais. Finir toutes ses phrases par “je le sais”, c’est vraiment 2007.
Variations sur un même thème
décembre 30, 2006

Vous avez déjà vu cent fois tous les Walt Disney en mangeant du chocolat? Vous en avez marre de boire du vin blanc en écoutant Bridget Jones? Je vous offre aujourd’hui ma nouvelle variation sur le thème “Films ravageurs et Consolation alimentaire” qui est sûrement plus originale et de bon goût:
Écouter Eternal Sunshine og the spotless mind en mangeant du sorbet à la clémentine, de préférence qui vient du Havre-des-glaces.
“Joel: I can’t remember anything without you.
Clementine: That’s sweet, but try.”
Anne
décembre 29, 2006
Voici Anne. Nouveau mannequin dans ma banque de données. À surveiller en 2007.
Sous la tente
décembre 29, 2006
Il y a des petits monsieurs pis leurs petites madames qui, en camping, laissent aller leurs esprits sauvages et frivoles en photographiant en gros plan et à l’état brut leurs pénis. Et oui, le membre viril et fier d’un homme anonyme de Sherbrooke n’a désormais plus aucun secret pour moi.
J’ai vraiment un job merveilleux (et parsemé d’évènements plus que douteux).
Paroles qui tuent
décembre 28, 2006
“Neighbourhoods will try to dream
While you and me we hold and lean
Onto bodies slick and charged
Together just one beating heart
All around us quiet now
We hear the leaves fall to the ground
Morning light upon our bed
An ally while i catch your breath”
- Sleep tonight
Je n’aurais jamais dû oublié l’album de Stars de ma discographie… Et je vous ordonne d’aller visionner leurs vidéoclips, ils sont tout simplement magnifiques.
Secrets
décembre 28, 2006
Voici le défi de Tchendoh, soit vous dire cinq secrets… mais version moins hardcore que lui.
5. Je suis une romantique finie (maudit film de prince charmant), qui craque toujours pour les mauvais gars. De plus, comme j’ai zéro confiance en moi, si on s’intéresse à moi, je pars en courant. Vive la contradiction.
4. Je suis trop ponctuelle. C’est même un défaut.
3. J’ai déjà prétexté un shooting photo juste parce que je trippais sur un gars.
2. Je rêve d’être chanteuse et je me dis que si je m’y mettais sérieusement, je pourrais peut-être arriver à quelque chose.
1. J’ai déjà frenché like the devil un roux de Moncton. Non seulement il était roux et anglophone, mais je me suis rendue compte deux jours plus tard que c’était aussi le serveur à la réception de mariage de ma cousine.
Je le lance maintenant à:
1. Josée
2. J-E
3. Plectrude
4. Sébastien
5. Myriam
Vous vous en sortirez pas aussi facilement.
Comme dirait Xavier Caféïne : 1-2-3-4!
décembre 27, 2006
Petit abus de scène locale musicale cette nuit à mon boulot. Caféïne, Les Breastfeeders, Malajube, Numéro# et The Dears. Tout pour me faire groover de la tête et taper du pied comme une aliénée possédée.
C’est drôle tous les petits défis idiots que l’on se donne au travail. Finir la boîte de reprises en 15 minutes, ouvrir les enveloppes le plus rapidement possible, “taper” (non, je ne pratique pas la fessée sur des choses inanimées) les enveloppes comme une championne, etc. Ridicule mais ô combien vrai. C’était ma confession de la matinée. Je pourrais aussi ajouter que j’ai un mauvais pattern dans ma vie et que je le constate à chaque jour au boulot, mais ça, on en reparlera un autre jour (probablement jamais). Faut que je me garde une petite gêne. Cette phrase est volontairement placée ici pour que :
a) vous devenez fou à savoir c’est quoi. Je suis cruelle, je dois l’avouer.
b) pour teaser mes amis proches qui, eux, finiront bien par le savoir.
Mise en garde aussi pour tous les inadaptés de l’hiver qui comme moi, marche tel un pingouin saoûl et unijambiste sur la neige : Ne regardez JAMAIS les décorations de Noël, plus précisement les gros bonhommes de neige gonflés et lumineux, quand vous marchez sur un trottoir glacé. J’ai failli mourir la gueule en sang pour aller au boulot et pour revenir. Bon, peut-être que si je me laissais pas déconcentrer aussi facilement, ça serait différent. D’ailleurs, je bats tous les records, en deux semaines, j’ai manqué me faire frapper cinq fois. Il faudrait que je me surveille, on dirait que j’ai un insconscient suicidaire.
Je dois vous laisser, un homme m’attend, il s’appelle Sylvain Trudel et il écrit comme un dieu.
Noël prise 2
décembre 26, 2006
Le soir du 25 décembre, il n’y avait qu’une solution possible, c’était un souper entre voisines mélomanes avec vin. Direction chez Fanny. J’admire sa collection de disques, la tête entre le feuillage d’une immense plante, j’analyse les choix musicaux et me sent presque chez nous, devant ma discographie.
Fanny me nourrit à coups de choses délicieuses qui ne finissent jamais. Les fromages m’ont achevé de bonheur, je suis encore extatique juste à y penser. Et le vin, que de vin, trop de vin…
Je finis échouée sur le sofa avec DJ Fanny qui se donne corps et âme à son rôle et on trippe comme des folles sur dix milles chansons. On est freaks de musique, avouons-le. On se tape les Dears en finale, quoi de plus naturel. J’ai la tête qui tourne, mais je suis heureuse.
Je reviens chez nous et tente de dormir, mais j’ai plein d’idées récurentes qui me grugent le cerveau et m’empêche de fermer l’oeil. À neuf heures du matin, je pète une coche, je veux dormir. La solution, finir mon Paul Auster, question de penser à autre chose.
À 10 heures, je dormais comme une bûche enveloppée de béatitude devant le roman que je venais d’achever. J’ai adoré. Ça faisait longtemps qu’un roman ne m’avait pas impressionnée à ce point. Et j’ai rêvé à un film muet noir et blanc.
Noël
décembre 25, 2006
Souper en famille élargie, tellement élargie que je connaissais à peine la moitié des gens. Nouveau chum de cousine, enfants du chum, frère du chum, cousine éloignée, famille de cousine éloignée… Tous unis dans des drames qui secouent ma famille par alliance, donc pas ma famille direct, mais en périphérie. Bref, nous mangeons boulettes, tourtières et patates dans une atmosphère pas si pire compte tenu que tout le monde meurt et/ou pogne des accidents graves.
Noël me rappelle à chaque année mon non-don avec les enfants. Les deux monstres de mon parrain ont salué mes frères par leur nom et moi, j’ai eu droit à un regard interrogateur. Le fils de la cousine lointaine m’a frappée et plus tard dans la soirée, il a donné des calins à tout le monde sauf à moi (genre à mon frère à gauche, un regard à moi plein de méfiance et un calin à droite de moi). Ma petite cousine m’a donné un calin, un moment donné sans avertir, mais je crois qu’elle croyait que le cadeau qu’elle venait de déballer était de moi, ce qui n’était pas le cas. J’ai pas de talent avec les enfants… Quoique mes frères ne font que les prendre par les pieds et les faire tourner dans le vide. Enfants et gravité, c’est peut-être ça la clé de mon problème. Je vais les saisir par les chevilles la prochaine fois. Bonne idée.
Pour la septième année consécutive, ma cousine a succombé au charme de mon frère. On s’entend, elle a sept ans et perd ses moyens à chaque réunion familiale. Elle lui grimpe dessus, l’embrasse tout le temps, veut tout faire avec. Une véritable passion sans fin. J’ai bien hâte de la voir à 16 ans, ça va être intense.
Mon petit cousin a commencé sa phase, je grimpe sur tout le monde (sauf sur moi, évidemment), c’était fascinant. Il a passé la soirée à faire des chandelles n’importe où et à faire semblant de pédaler dans le vide sur mon frère. Après il tentait d’embrasser un garçon de 13 ans, mais bon, on va mettre ça sur le dos de ses cinq ans brumeux. Le pauvre ado avait peur, c’était flagrant, mais avoir un kid qui se met à cheval sur toi pour vouloir te donner des becs sur la joue de manière compulsive, ça fait peur.
Je suis revenue chez moi à 1 heure du matin. J’avais l’âme à la popotte, j’ai donc fait des brownies pour accueillir mes colocs quand ils reviendront de leur chevauchée nowelsque familiale. Puis, j’ai écouté “Qui veut la peau de Roger Rabbit?” parce que c’était tout ce qu’il y avait en terme de films non-dépressifs. Je me souviens que j’avais peur de ce film quand j’étais petite. Il faut croire que le temps nous fait voir les choses autrement, j’ai pas eu peur et j’ai eu la confirmation que les cartoons du genre m’énervent au plus haut point.
En 2006, à Noël, je retiendrai l’affirmation suivante : “Bugs Bunny, t’es pas drôle. “

