Passer près de 5 heures à l’hôpital pour :

a) attendre deux heures avant de passer au triage. Je me dis que si j’étais sur le bord de la mort, je survivrais même pas au triage…
b) devenir l’amie d’une hypocondriaque.
c) crever de faim
d) me faire zipper la veste par un inconnu qui m’a pris en pitié avec mon poignet mort car…
e) un jeune Russe a shaké mon poignet pour savoir ce que j’avais. Je comprends le principe, mais en me tordant dans tous les sens, il y a bien des chances que je souffre pendant les longues heures qui me séparent de…
f) mes DEUX anti-inflamatoires… C’est vrai que demain, je n’aurai aucune douleur à soulager.
g) je peux officiellement dire qu’entendre des médecins jaser en groupe pendant que tu attends dans une pièce, pendant 20 minutes, plantée devant un poster de blessures sportives, ça fait chier. Voir des petits poux pleurer (sans faire de bruit, pas de chignage gratuit là) juste parce qu’ils ont mal, ça me fait capoter. Voir un monsieur tout maigre et qui semble sur le point de crever “live” sous mes yeux au milieu d’un corridor, ça percute.

En résumé, je hais les hôpitaux… et je dois y retourner vendredi, question que mon Russe me déchire le ligament poignetal… Quel beau terme.

Shoot shoot the plastic girl

février 25, 2007

Désolé Anne, je devais propager la bonne nouvelle photographique… Les autres photos suivront quand mon poignet ira mieux. Je voulais juste vous teaser.

Tonight

février 25, 2007

Une soirée avec ses meilleures copines, un barman qui s’appelle Gabriel (et qui incite au viol) et une finale à la Banquise, ça n’a pas de prix…

Je tape à une main

février 24, 2007

Putain de main droite… J’ai fait de mes colocs deux esclaves à ma merci. Laurent, descends mon lavage, Émilie, attaches ma brassière (défi du jour pour les filles : attacher sa brassière à une main, je vous jure, c’est pas évident).

Bref, ça va mal. Et je vous parle pas de l’horrible bleu qui me pousse sur la fesse…

Hier, je suis allée photographier mes amis Mobile au Spectrum. La foule était en feu, les cris deviennent de plus en plus suraigus au fil du temps, c’est drôle à entendre. En finale, ils ont joué Suffragette City de Bowie avec le band qui était en première partie. C’était débile. Ce que j’aime avec ces gars-là, c’est que depuis les 4 ans que je les connais, ils ont pas changé d’attitude ni rien. Ils sont tellement sympathiques, ça a juste pas de sens. Et grâce à eux, je connais tous les backstages de Montréal et je peux le temps d’une soirée me sentir vip avec ma press pass. Je vous montrerai les photos plus tard.

On a fini ça au Passeport dans l’alcool et la fatigue. Je me sentais handicapée avec mon poignet enfermé dans un carcan, mais bon… J’ai aussi revu plein de gens de mon secondaire, C’était comme un preview de conventum.

Bon, je me prépare pour mon shoot de cet après-midi avec ma seule main valide. Et demain, je vais rencontrer une joallière pour prendre ces trucs en photo. Youhou! (merci Étienne!)

Résumé de ma journée

février 23, 2007

Je sors dehors, je me dis “Wow, la neige fond” et bang, je fous le camp dans mes marches. Je me brise une fesse et me foule le pouce. Je pars à la job avec une envie de brailler, le shake du métro me fait mal, je pleure en enlevant mon coat (et quand je pleure, immanquablement je ris, c’est un cas classique de ma personne). J’ai mal. Mais vraiment mal. Je tente d’utiliser la souris de la main gauche, la main droite étant occupé à être sur un ice-pack.

Mauvaise journée. Je porte maintenant un superbe bandage, je suis droguée aux Advils. La bonne nouvelle? Demain, je shoote un show avec un immense objectif que je suis présentement même pas capable de soulever. Pour une fois que j’ai une foutue média pass en plus… grrr. Je me sens féroce.

Et puis, samedi j’ai un shooting qui risque d’être débile, mais j’ai juste peur de perdre l’usage de mon poignet…

Par chance que mon coloc était là pour mettre les pâtes dans la passoire et couper ma bouffe. Je me sens comme un unijambiste déchu, tout juste bon à être jetté.

Ok. il faut que le moral revienne, deux jours à avoir la mine basse, c’est trop… pénible pour les autres.

Mes nouvelles du super-boulot. On a décidé de faire de moi la plus polyvalente des femmes. Ce qui veut dire, on va te montrer à travailler dans 3 départements avec 3 systèmes différents et seize milles infos venant de tout bord tout côté. Morale de l’histoire, j’ai le cerveau en compote et la mémoire trop pleine de n’importe quoi.

L’aspect négatif de mon boulot consiste à être désillusionnée et déçue. De quoi? Des photographes que j’admire et qui se comporte comme des semi-dieux. Moi dans tout ça, je ne suis que la petite fille conne à leur service. On revient sur terre, tu fais de la photo, t’es pas Dieu… Si jamais je deviens une antipathique qui croit que tout lui est dû, frappez-moi quelqu’un. Sérieusement. Dans mon monde à moi, plus tu es gentil avec les gens qui t’aident, plus ils vont se démener pour t’aider. Sinon, ils vont juste t’envoyer chier et faire le minimum. Ça n’a pas l’air d’être la même théorie pour tout le monde.

Le bitchage dans tout ça? Alors pour toutes les jeunes filles branchées ou pour tous les gens qui font la file à l’épicerie près des revues, prenez le Clin d’oeil de ce mois-ci. On va l’analyser. Premièrement, c’est quoi l’idée de prendre Anne-Marie Whitenshaw avec la gueule ouverte sur la moitié des photos? Parce que parfois une idée surutilisée, ça donne un résultat douteux. Deuxièment, Crila. Espèce d’hybride de photographe et de chanteuse qui a commis des photos dans le magazine ce mois-ci. Désolé, mais voir PAscale Wilhemy écartée, ça ne me tente pas. Les photos sont horribles, les filles photographiées sont tout simplement pas à leur avantage. On se rappelle l’odieuse pochette d’album de Caroline Néron? Oui, c’est Crila derrière ça. Je crois que je vais me teindre en blonde et décrocher des contrats juste parce que je joue sur ma “cuteté” et sur mes contacts. Je comprends pas, je trouve ça vraiment douteux ce qu’elle fait. Et que dire des rédactionnels de ce mois-ci… Ce magazine a un réel problème d’impression pour le produit final ou les photographes sont pas capables de faire des beaux fichiers, j’en ai aucune idée, mais vraiment c’est louche. Et c’est le même photographe pour à peu près tout… Come on, changer donc de clique parfois.

Voyez, ça ressemble à ça quand je suis fatiguée et fâchée. Je bitche, je bitche. Je sais, je suis pas mieux qu’une autre, mais voir des gens qui ont un talent sans prétention, faire un travail bâclé alors qu’il pourrait faire tellement mieux, je trouve ça frustrant.

Bref, aujourd’hui, j’ai décidé de partir un commando-photo, de me botter les fesses et d’aller me faire des contacts sans jamais utiliser les moyens suivants: seins-fesses-bouche et autres parties de mon anatomie.

Watch out, je mets en place le projet que j’ai en tête et la semaine prochaine, je commence à le mettre en action.

++++

p.s Il n’y a pas parmi vous des designers de vêtements et de bijoux qui cherchent un photographe? Je veux même pas que vous me payez, je veux juste de la variété!

p.p.s je cherche toujours un coloc, alors manifestez-vous! toujours au julieartacho@hotmail.com

bon, je vais me nourrir et me calmer. Désolé pour le post sans fin. Écoutez ma nouvelles chanson, elle joue en boucle depuis trois jours dans mes oreilles. J’adooooore.

ON cherche un coloc!

février 18, 2007


Nous sommes présentement à la recherche d’un nouveau coloc pour notre magnifique appartement. Vous rêvez de vivre dans un appartement avec un sous-sol, un bbq, deux salles de bain, des colonnes, des statues, deux chats et trois autres colocs délicieux? Voici enfin votre chance de vivre dans un lieu magistral avec des personnes formidables. Nous cherchons quelqu’un pour, disons bientôt. Nous sommes situé tout près du Métro Jean-Talon.

Vous êtes sympathiques et à la quête d’un lieu de bonheur? Vous êtes intéressé, vous vous posez des questions? Contactez-moi à l’adresse suivante : julieartacho@hotmail.com.

Merci!

Hockey et karaoké

février 18, 2007

Comme je suis équipée d’une amie ayant accès à des billets de hockey, j’ai été déposé mes fesses en troisième (oui oui) rangée au Centre Bell ce soir. À moi les placages, à moi la bière à 10$, à moi les voisins de rangée malicieux, à moi les cris, à moi la vision des fans en délire.

Entre deux cris suraigus et des menaces de mort (moi qui crie “Tue-le!”), j’ai pu constater que tous les hommes devant moi et sur la glace étaient en bermudas, mais avec des collants. Cette phrase a tué Josée qui a ri pendant de longues secondes sous le regard complice de notre voisin anglophone de rangée. Les enfants en arrière de nous ont lancé l’insulte suprême aux joueurs “T’es laid!!!”, ce qui m’a fait crevée de rire.

Puis de retour chez Josée, j’ai chanté dans un karaoké de jeu vidéo. Aucune idée quoi, je suis pourrie là-dedans. Mais bref, j’ai fait saigner les tympans de mes amis en m’essayant sur la chanson “Fame” et “I love rock’n roll”.

Comme la soirée fut ponctuée de beaucoup de bières, je finis donc un peu saoûle, mais heureuse. J’ai marché dans la neige avec de la musique dans les oreilles et ça m’a remplie de bonheur. Voilà c’es tout.

Signé Princesse Julie.

Le temps plein tue

février 16, 2007

Alors ce soir, comme je suis vidée, je ferai les choses suivantes:
- Boire une bière en cuisinant.
- Manger des pâtes réconfortantes.
- Écouter “Les ailes du désir” et “Little miss sunshine”.
- Attendre impatiemment ma coloc qui va revenir avec “La science des rêves” dans son sac. Acheté tout juste pour moi. Pleurer et admirer le génie de Michel Gondry. Baver devant Gaël et repleurer.
- Faire des biscuits et être une femme au foyer.
- Dormir et me dire que je suis en congé.

Ah oui, faire souffrir tous les hommes en disant que demain, je vais au hockey en troisième rangée gratos avec Josée. Et je suis même pas fan de hockey, j’aime juste crier “Tue-le” ou “Meurs” comme une débile en regardant une partie.

Éloge de la Sarah

février 15, 2007

Après que ma soirée “Célibataires, unissez-vous” fut officiellement déclarée morte pour cause de neige, j’ai trouvé dans la ville une autre célibataire pour me faire office de “date”. J’ai nommé La Sarah. La Sarah et La Myriam sont deux merveilleuses amies photographes.

Moi et Sarah avons décidé de “se gâter”, son expression fétiche, à coups d’alcool et de resto italien. Malheureusement, tous les couples de la terre ne pouvaient pas rester chez eux et baiser comme des bêtes, non, ils devaient aussi prendre toutes les tables disponibles et se regarder dans les yeux en se disant : “Zéri, ze t’aime”. Bref, l’italien est mort et nous nous retrouvons au resto Thaï sur St-Laurent. C’était incroyablement bon, le service était si sympathique (peut-être que ça paraissait que nous étions célibataires et désoeuvrées) et le lavabo de la salle de bains était splendide. Et oui, le lavabo vaut le déplacement. Nous sommes comblées et rassassiées. Nous décidons d’aller finir ça devant une bière dans un bar xyz.

Je ne comprends pas que la Sarah ne se fasse pas poursuivre par une cohorte de fans en délire. Non seulement elle est magnifique et a des yeux à vous rendre dingue, mais elle est d’une générosité, d’une attention, d’une conscience et d’une simplicité totalement désarmante. Je l’admire pour sa force de caractère et pour ses doutes, pour son côté gamin mais hyper-responsable, son côté sauvage et sa douceur. Parce qu’avec elle, il n’y a pas de compétition malsaine (entre photographes, ça serait pas surprenant), pas de jugement, rien. La Sarah et La Myriam forment avec moi un trio de filles angoissées, épicuriennes et folles.

On s’aime parce que c’est confortable, parce qu’on apprend toujours ensemble et même si on se voit pas souvent, il y a un lien d’amitié incroyable qui fait du bien.

Alors pour la Saint-Valentin, je me dis qu’une amitié comme celle-là vaut bien un souper en amoureux. Et probablement qu’elle dure plus longtemps aussi.

Je crois que j’aime trop mes amis. Quoique il serait difficile de ne pas les aimer éperdumment. Je deviens cheezy, je sais.