C’est mal

mai 31, 2007

Travailler 40 heures/semaine, c’est mal. Ne pas avoir de vacances, c’est mal. Ne pas dormir, c’est mal. Tout ça combiné ensemble, c’est très très mal.

J’ai définitivement besoin de vin pour oublier tout ça.

Ma chanson du moment

mai 28, 2007

Vous cherchez la trame sonore de votre prochain road-trip? Une petite musique planante, douce et qui fait du bien à votre petit coeur? Un jeune homme du nom de Ben Cooper fait partie de deux projets “Electric President” et “Radical Face” qui font le bonheur de mes oreilles. Un peu comme Death Cab for cutie, un peu comme Sufjan Stevens .

Écoutez ça et soyez heureux en écoutant le refrain.

Bedaine story

mai 28, 2007

Un petit contrat de bedaine cet après-midi sous la pluie. Aucune idée de comment j’ai fait pour produire autant d’images en deux heures, il faut croire que travailler avec de la musique et avec une bonne modèle est une formule gagnante.

Qu’on se le dise, la photo de maternité peut rocker. Je songe d’ailleurs à déclasser Anne Geddes dans cette catégorie. Il faudrait juste que je m’associe à une chanteuse comme Anne avec notre ô so wonderful Céline afin de publier un livre photo. Qui pourrait être mon îcone?

Le samedi sans fin

mai 27, 2007

Après une journée interminable au boulot, à compter les boules de foin, mais qui a fini en rush total (semblable à mon ami “rush de Noël au Carrefour Laval le 24″). Bref, je finis 15-20 minutes plus tard en observant ma cousine faire les cent pas devant le magasin, car oui, ce soir, j’avais un 40eme anniversaire de mariage à fêter… à Lorraine ou Bois-des-fillions, je sais plus trop.

Le resto me fait mourir de rire. Une sorte de restaurant qui se veut italien et chic, mais qui finit juste par sembler cheap tellement que le décor est rococo. Notre serveur délégué est le sosie à Alexandre Despaties et je l’imagine plongeant dans la foule à chaque fois. Il me fait de beaux sourires, mais j’accuse le fait que ma table est probablement la plus sympathique de toutes. J’ai l’impression d’être à une date, car je suis en tête-à-tête extrême avec un homme. Qui me parle beaucoup trop près, de manière à ce que je puisse être incapable de faire le focus sur la face qui me parle. Mais bon, quand on est un mec de 7 ans, la notion de bulle est plus ou moins développée… Mon petit homme me jase de plein de trucs et je me dis qu’en sept ans, on a jamais été aussi près. En fait, à Noël, il m’ignorait totalement… Je décide que c’est le moment de lui dire qu’on est petit-cousin et ça l’enchante. Il y a aussi une petite fille de deux ans, hystérique, mais si “cute” qui court partout et fait preuve d’une sociabilité inquiétante. Je finis par la soulever sans cesse et par prendre conscience qu’elle a cent mille fois plus d’énergie que moi et ça me perturbe.

Je prends aussi note que la musique d’ambiance n’est pas un disque, mais un gars qui se donne sur son synthé en chantant des hits illégals et interdits tels que “Horse with no name” et le maudit “Mosquito” de M.Dassin. C’est le très hilarant. Je l’imagine chanter une compo personnelle avec toute son âme et personne ne s’en apercevrait, je suis convaincue.

Je découvre aussi que ma famille est adéquiste et libérale. J’ai l’air d’une gauchiste finie, mais je me tais pour pas hurler de désespoir. Je comprends pas le trip ADQ, vraiment vraiment pas. Mais bon, ma famille maternelle est conservatrice qu’on se le dise. Je suis probablement la plus trash avec mon percing sous-labial (aucune idée si ça se dit d’ailleurs). Personne fume, personne boit, personne se drogue, pas de tattoo, pas de piercing, pas de gens qui font de quoi d’artistique. Je les aime pareil, mais à chaque fois le contraste s’intensifie.

Et on a une nouvelle coloc dans notre demeure. Une quitte pour vivre avec son chum et Jasmine prend le relai. Un autre personnage de ma vie vient de débarquer!

La robe cocktail

mai 26, 2007

Jeudi prochain, le 31 mai, à la Galerie Art-Mûr sur St-Hubert coin Rosemont, c’est le vernissage des finissants de photo du Vieux-Montréal. Qui dit vernissage dit aussi questionnement existentiel.

Que vais-je mettre???

Après avoir épluché ma garde-robe mentalement, je suis toute fière en m’imagineant dans mon kit de vernissage… jusqu’à temps que je me rende compte que c’est ce que je portais à mon propre vernissage. Il a donc fallu que je passe en mode “À la recherche d’un outfit chic” question de se mettre glamour le temps d’une soirée.

Mais la trouvaille fut au-delà de toutes mes attentes. J’ai trouvé THE robe. En ouvrant la porte de la cabine, j’ai failli tuer Caterine qui ne se pouvait plus d’émotions. On m’a vu en jupe, on m’a vu chic, mais en robe cocktail chic trop débile, non, ça, jamais. Je me sentais gorgeous même avec mes gougounes dans les pieds, c’est tout dire…

Alors, amenez-moi des cocktails, soupers chics, vernissages et autres, j’ai une robe à rentabiliser, mais ça reste un des meilleurs investissements vestimentaires que j’ai fait.

(To-do list : Faire un post de fille qui parle de robe question de divertir personne - OK)

Je me questionne

mai 24, 2007

Quand est-ce que je vais pouvoir vivre de la photo et non pas d’un boulot ET de mon métier? Je ne veux pas faire deux boulots pour les deux prochaines années sous prétexte que les gens ne veulent pas :

1- Engagez un professionnel. “Je vais demander à mon neveu de faire des photos avec sa petite caméra, ça va faire la job…”
2- Engagez un professionnel parce que ça coûte donc ben cher. “Ben voyons, tu shootes en numérique, ça coûte rien ça. Ya pas de frais de films”
3- Payez le prix pour. Parce que c’est certain qu’à force d’être sous-payés, on en vient à la conclusion que vaut mieux prendre n’importe quoi que rien, parce que manger ma main n’est pas une VRAIE option alimentaire. Quand vous payez un électricien, ça vous coûte quoi, 40$ de l’heure? Quelqu’un chiale? Oui, mais c’est le prix. Pour nous demander 20$ de l’heure, c’est un drame. Je la paye avec quoi la caméra à 5000-6000$ dans mes mains? En levant ma jupe sur Ste-Cat? Pis les clients peuvent toujours trouver quelqu’un qui va charger moins cher parce qu’il y a toujours quelqu’un qui va prendre n’importe quoi à n’importe quel prix pour payer son loyer.

Il y a aussi le fait que les gens croient que tu pèses sur click et que ta photo est prête pour se faire imprimer et agrandir à l’infini. Non, non, non. Il y a le traitement du fichier brut pis après on malaxe dans Photoshop pis on retouche pis on met le fichier top qualité pis on crée un nouveau format pis on grave ça sur un petit dvd à vitesse 1x et ça prend une éternité. Ça peut être long. Et je parle pas de la retouche mode. Je clique pas des doigts (et vous claquez des fesses, sourire complice aux fans de TTC) et la photo se livre dans vos mains en dansant un solo de claquettes tout en vous récitant un acrostiche juteux. Non. Je fais pas dans le développement une heure.

Je revendique le droit d’être payée pour mes trois ans d’étude, mes cinq ans avec caméra dans les mains, mon expérience, ma compétence, ma créativité, ma vision, mon originalité et mon travail. La photographie n’est pas seulement un trip avec des point and shoot, c’est pas juste savoir cadrer et avoir assez de force pour appuyer sur le déclencheur en mode automatique.

Si je mettais un scalpel dans les mains à tous, combien serait capable de faire une opération? Juste ceux qui ont étudié là-dedans (et deux-trois sadiques aussi). Alors, ce n’est pas parce qu’on a l’instrument dans nos mains qu’on en exerce le métier. Laissez-nous le métier de photographes et je vous laisse vos métiers de journaliste/médecin/comptable/pompier/soudeur/mime/acrobate/
fonctionnaire/pompiste/facteur/secrétaire.

On dirait que dès que je suis en congé et que je ne touche pas aux trucs sur lesquels je devrais travailler, j’angoisse sur le fait que je ne travaille pas, j’angoisse sur ma procrastination et bref, je passe une journée de congé à m’en vouloir sans être capable pour autant de me botter les fesses pour travailler. Parce que parfois rien faire, ça fait du bien. Donc, depuis deux semaines où je suis condamnée à tousser mon âme jour et nuit, j’ai dû me rendre à l’évidence que je devais dormir ET cesser de courir partout. Cette évidence m’est apparue samedi soir quand on m’a fait la remarque que depuis 2007, j’avais été deux fois atteinte de grippe et autres dérivés.

Pour tenter de tuer la petite bête qui me gruge les bronches, j’ai opté pour un week-end à ne rien faire de constructif. Et pour une fois, je m’en foutais royalement de ne travailler sur rien. La codéine et l’absorption d’Advils étant de bonnes aides, je l’avoue. Bref, j’ai dormi tard (ça compense pour le fait que je m’endors à quatres heures du matin quand mes bronches abdiquent et s’endorment), un point pour moi. J’ai été marché dehors, fait une petite balade au Atom Heart et au Beatnick, j’ai écouté des vinyles chez un ami, je suis rentrée chez nous et j’étais pas stressée du tout. J’aurais pu virer hippie hier tellement j’étais zen et en amour avec la terre entière.

Évidemment, toute cette journée de bonheur s’est conclu dans une toux grasse et cruelle qui m’empêcha de dormir jusqu’aux petites heures du matin. Alors, ce matin, je suis encore chez nous à avoir mal aux oreilles et regarder mes abdos prendre du tonus à chaque fois que je tousse. Parce qu’à mon boulot, ils sont en rénovation et que dès que j’entre là, je peux pas respirer. Alors, quand tu te lèves sans pouvoir respirer, c’est pas une bonne idée d’aller dans un endroit où tu pourras officiellement pas le faire.

Je déteste être malade et travailler dans un endroit qui ne me rend que plus malade.

Mon nombril

mai 21, 2007

Je me suis amusée cette semaine avec un flash, des plumes et des superpositions. Un autoportrait, c’est bien, mais deux c’est mieux.

Chanson du moment

mai 20, 2007

“We are waiting
For the summer
The sun will bring back
Treasures for us

Come on my friend
Drink to good times
Golden wishes
To your health and mine”

You came through - PJ Harvey

:::::

Je suis encore malade. Ça veut juste pas foutre le camp de mon corps cette maladie-là. Probablement que l’air vicié de mon boulot n’aide pas, probablement que mon manque de sommeil n’aide pas, probablement que mon petit corps non-soldat-combatif-en-aucun-moment n’aide pas.

Je suis tannée de m’arracher les bronches. Tannée d’être condamnée à la codéine pour dormir. Deux semaines scraps qui veulent jamais finir.

“Drink to good times golden wishes to your health AND MINE”…

“C’est bien plus facile de frotter une fille contre du stuco!” Caterine B.

La phrase en soi vaut de l’or, je me donne même pas la peine de vous donner un contexte.