Après une tentative échouée de photos de spectacle au Festival de Jazz pour cause de pluie torrentielle et au constat de l’échec de ma soirée jazzée, j’ai pris mes cliques et mes claques loin de “Pawa up first” pour mieux retourner dans ma ville d’adoption qu’est Villeray.

Photo ici, photo là, je prends des photos dans la rue mouillée et je m’amuse avec la signalisation. Je regarde le dépanneur au coin de la rue, je me dis qu’une bière, ça serait bon. J’achète ma bière, je sors, j’attends la verte au coin de la rue et BANG!!!

Le bang! prend vie dans le corps d’un homme d’environ 30 ans qui m’interpelle. M’interpelle pour quoi? Tout simplement pour me dire qu’il se souvient de m’avoir vu assise sur le banc là-bas (on imagine qu’il pointe le dit-banc) à la Saint-Jean… de l’année passée!! Je prends mon air ahuri et j’apprends qu’il sait de quel coin de rue j’arrive le soir, quand je passe devant le café où il se tient et il ose me dire la pire chose qu’une fille puisse se faire dire (venant de la part de quelqu’un dont on a aucun mais aucun intérêt) : “Tu sais, un jour, tu as mis tes pantalons noirs”.

Pardon?

C’est comme si je disais “Quoi, t’as pas mis ta camisole mauve?” ou “Tu sais, ta petite jupe de cuir” ou “Quand je t’ai vu en speedo, je te dis pas…grrr”. Ça crie au matage suprême ça. Et que dire après ça? Que dire!?

Blablabla, bref, le mec bave devant moi depuis un an. Hum… d’accord. Il me dit qu’il n’a jamais eu le courage de me parler… Et je réplique “Bon et bien bravo, tu l’as fait. Ça a rien donné mais tu l’as fait. Maintenant, tu peux aller boire ta peine” et j’ai pointé sa caisse de bière.

Considérant le fait que je me suis fait pourchasser et suivre pendant trois étés par un Pakistanais qui me reluquait de haut en bas et de “haut en haut”, je peux officiellement dire que me faire poursuivre n’a rien de vraiment plaisant. Je sais pas ce que je leur ai fait à ces deux-là, mais bon, faudrait apprendre à décrocher un moment donné.

Quand je pense que je dois chaque matin passer là où il se tient avec ses copains… Je vais être obligée de me trouver quelqu’un à frencher sur ma rue. Ou de me trouver un homme pour marcher avec moi deux coins de rue, question de pas trop avoir l’air célibataire.

Célibataire, un métier dangereux.

Elle est jolie mon amie

juin 29, 2007

Laurence a hérité du rire et du sourire le plus communicatif et merveilleux au monde et c’est probablement la mère qui rocke le plus en ville.

Avouons que c’est le pire titre de post…

Encore sous l’émoi du show d’il y a deux ans de Medeski, MArtin and Wood dans le cadre du FIJM, je me dirigeais à moitié morte vers le Métropolis pour assister à leur retour.
Lors de leur dernier show, je m’étais laissée sournoisement aller dans le vice de l’alcool et de la brume. Ce qui me fit vivre un des moments les plus intenses de ma vie. Dans la catégorie, “c’est si plaisant que je badtripperais”. Je vous dis, c’était fou à ce point. Bref, j’avais peur de ne pas autant tripper.

J’étais peut-être pas dans un état de transe divine, mais dès les premières notes, je me suis mise à crier comme une dingue. Vraiment aucun contrôle sur mon joli organe vocal. Je crie, je danse sur mon banc, je trippe, je groove et je serre le petit comptoir devant moi en regardant le ô tellement sexy et sublime contrebassiste qui m’avait déjà fait perdre tous mes moyens des années auparavant. Non, mais un contrebassiste qui joue comme un dieu, comment mais comment résister?

Mais comme j’ai aussi bavé, dans la première partie, devant le solo de “cajones” (est-ce le nom de cette percussion qui consiste à une boîte de bois sur laquelle on s’asseoit et on frappe?), on peut supposer que je suis une fille cliché qui trippe sur les musiciens. Particulièrement ceux qui frappent sur des caisses de bois et/ou des contrebasses et/ou n’importe quoi en fait. Ça doit être mon côté tribal qui sort, je sais pas trop. Mais dans le fond, ça finit toujours que N’importe quel musicien peut me faire baver en jouant. Je devrais être plus sévère ou sélective, mais non, les musiciens, sauf les exceptionnellement trop poches, ça me fait toujours de quoi.

Wow, je voulais parler du show que j’ai vu et je délire sur les musiciens. Faut excuser l’alcool, je perds le fil de mes idées.

Bref, le show était fou et transcendant. Une transe de deux heures avec des beats trop géniaux. Et des musiciens géniaux aussi. Un show jazz comme ça, ça a rien à voir avec l’écoute sur cd. C’est à des kilomètres de distance ces univers-là. En show, c’est cent fois plus puissant, c’est encore plus hypnotisant, c’est ouf… c’est juste fou.

Ok, je dois aller travailler là. Je sais, il est déjà 12h53 du matin et oui, j’ai du boulot à faire.

Excursion pédestre

juin 28, 2007

Armée de ma nouvelle caméra (ok, je cesse de me vanter), d’une modèle trop géniale, d’une maquilleuse inconnue, de mes deux assistantes préférées, de vêtements trop fous, de foam core, de réflecteurs et de bouteilles d’eau/crème solaire (nous sommes des gens responsables quand on veut), je sillonerai aujourd’hui les rues de Montréal pour mon shoot de mode.

Ah ce que je suis énervée, telle l’enfant devant le sapin de Noël.

p.s Dans ma liste de choses à faire dans ma vie, je peux rayer:
- Photographier la sosie de Anne Hathaway. Ma victime de photos de casting d’hier lui ressemblait juste trop.

Une jolie photo

juin 26, 2007

Ici et ici.

Soyons mélo un peu

juin 25, 2007

La petite île où l’on a tourné “La grande séduction” m’ampute de deux personnes importantes pour la prochaine année et peut-être même pour deux longues années. Mon frère et sa copine partent habiter là, elle en tant qu’infirmière et lui, en tant que bénévole et tout autre métier qu’il voudra apprendre là-bas.

Mon frère qui habitait l’autre bord de la rue s’en va tellement loin que je peux me payer le prix d’un aller-retour Montréal-Barcelone beaucoup facilement qu’un simple billet pour aller là-bas…

Je suis triste. Sur ma famille immédiate de 4 membres, on peut dire que 2, c’est un assez gros morceau.

M’enfin…

(j’ai quand même ri en apprenant que depuis peu de temps, ce ne sont plus les infirmières qui s’occupent de l’embaumement… Là-bas les infirmières ont tellement de responsabilités connexes surprenantes que ça en est drôle.)

Ma première fois

juin 23, 2007

La première fois que j’ai shooté avec mon nouveau jouet. C’était hier et le soleil rockait. Et ma coloc aussi, il faut l’avouer.

Il fallait que je baptise ma tout nouvelle caméra avec le fameux autoportrait cliché dans le miroir. À la différence que moi, je me coiffe d’un peigne dans les cheveux pour aucune raison et j’invite ma coloc à venir faire n’importe quoi avec moi.

Probablement cette belle 5D qui me fait perdre mes moyens…

Broken Social Scene - 7/4 Shoreline
* Un petit collectif d’ici avec la ô sublime Feist en prime

The Golden Dogs - Never meant any harm
* Mon petit groupe de l’autre province que j’aime écouter dans les transports en commun.

Les Breastfeeders - Tout va pour le mieux dans le pire des mondes.
* Je voudrais avoir le toupet de l’une, l’aisance du tambourin de l’autre et le courage de danser dans la rue quand j’écoute leur album.

Metric - Monster hospital
* Après avoir craint pendant une heure qu’Emily Haines se casse la figure sur son synthé à Osheaga, je peux confirmer que ce groupe rocke. La chanson est puissante, le vidéo l’est tout autant. Le refrain est aliénant.

1- Aller dans un party où il y a plein de gens.
2- Renverser de la bière sur un jeune homme.
3- Se faire appeller “La renversante” toute la soirée.
4- Jaser de son métier de photo avec le jeune homme et donner sa carte d’affaires
5- Revenir chez soi et oublier tout ça.
6- Se faire appeller par le jeune homme qui me dit qu’il aide les gens à se partir en affaires.
7- Se dire “Pourquoi pas” et aller dans un café pour rencontrer le jeune homme.
8- Boire un café en jasant de mon métier un peu.
9- Demander enfin le “Alors, pourquoi sommes-nous ici?”
10- Se faire dire “Je vais te montrer, c’est assez visuel, je vais sortir mes graphiques.
11- Savoir à ce moment précis que tu viens de te foutre dans la merde.
12- Cinq minutes plus tard, tu confirmes tes doutes.
13- Oui, on me propose d’entrer dans le grand véhicule d’une “entreprise” qui te donne de l’argent pour que tu achètes pour que tu en parles pour que les autres achètent pour qu’ils en parlent.
14- Écouter de manière polie pendant 30 trop longues minutes.
15- Décliner l’offre malgré les arguments de poids du jeune homme.
16- Revenir chez soi et se dire que c’était l’heure la moins bien investie de ta vie.

Maudite vente pyramidale et trucs associés de merde.