Mademoiselle A.
juillet 30, 2007
Mademoiselle A. aime observer la lumière à travers les feuilles d’arbres, manger du sorbet au citron, sentir son pouls sous ses doigts, écouter de la musique dans les transports en commun, l’odeur du café, le rire de ses amis, le sentiment de bonheur que l’on éprouve quand tout autour de soi est parfait, voir ses draps voler sur la corde à linge, boire du vin rouge.
Mademoiselle A. aime tout ça.
(Début de la série Mademoiselles. Le tout débutant avec un autoportrait, car je suis le porte-étendard de la lettre A. À suivre.)
La pouliche est devenue liquide
juillet 29, 2007
Je peux dire officiellement que je n’ai jamais mais ô grand jamais autant sué dans un show. J’étais un véritable fleuve, un cas de construction d’arche et d’appel d’urgence à Noé.
C’était débile, c’était sale, c’était jouissif.
Omnikrom a réchauffé la salle en jettant des ballons dans la foule, avec Linso qui levait son chandail sous les cris des filles et avec leurs gros beats sales. La chanson “Achète” m’achève à chaque fois que je l’entends. Je perds tous mes moyens dès les premières notes. Un gars par contre me déstabilise en dansant avec ses fesses de manière quasi-indécente. Je me fais frapper le corps par des coups de fesses inconnues et ça n’a franchement rien de très agréable… Mais il avance dans la foule et je laisse des gens me devancer pour ne plus être devant l’immonde frotteur de cul… Quel joli surnom!
Numéro# débarque en deuxième et ma foi, ce Jérôme sait beaucoup trop danser. Je les avais vu jadis à la Sala Rossa et me semble qu’il était plutôt gêné avant. Dans mes souvenirs au moins. J’avais l’impression d’écouter un remix de leur album “L’idéologie des stars”. Des beats différents, mais que j’ai trouvé ô combien efficaces même si ça semblait décontenancer des gens autour de moi. Pierre Crube rocke derrière ses machines. Il danse et il danse de manière si jolie.
Et TTC nous livre des hits en pleine gueule, des chansons de Cuizinier et le fameux “Les matins de Paris” de Teki Latex. C’est franchement trop fou. J’ai chaud, j’ai trop chaud et je me démène pour survivre jusqu’au classique “Danse la poutine”. Je danse, je danse, le bras dans les airs, les deux bras dans les airs, je me déhanche à gauche, je me déhanche à droite. Je trippe. C’est merveilleux.
Vraiment une soirée folle. Parsemée de fantasmes très forts incluant les choses suivantes : glace-glacier-eau glacée-mr.freeeze-hiver-esquimau-boyau d’arrosage-douche-douche-douche-froid-vent-air.
“Saute sur mon obélisque”
juillet 28, 2007
Ce soir, les rimes les plus fabuleuses en ville, les propos salaces, les pouliches et les cochonettes, les journalistes tout le temps, se retrouvent tous au Métropolis pour assister au show qui risque d’être le plus suintant et enflammé de l’année, j’ai nommé : TTC, OMNIKROM ET NUMÉRO#.
Ça va être trop chaud ce soir. Ça va être trop fou ce soir.
La mauvaise éducation
juillet 27, 2007
Quand mes parents m’ont dit de ne pas parler aux inconnus, j’ai probablement juste fait de l’écoute sélective et je n’ai retenu de cette phrase que les mots suivants :
“… ne … parler aux… “
Bref, j’ai pas retenu grand chose de ce discours-là. Ce qui fait que je fais des choses totalement surréalistes et dangeureuses pour la femme que je suis. Le pire, c’est que je réalise toujours que je joue avec le feu, mais je pitche dedans quand même.
Si je résume ça de manière concise, ça donne ceci : Ne plus jamais fraterniser avec des chauffeurs de taxi sauf dans les exceptions suivantes : je suis accompagnée ou si j’ai payé pour être dans le taxi…
La prochaine fois, mon coloc m’arrache le tibia alors je vais faire gaffe.
I’m a roller coaster
juillet 26, 2007
Aucune idée si ce mot s’écrit ainsi d’ailleurs…
La morale de l’histoire : un contrat de perdu, un contrat de trouvé.
Le moral va beaucoup mieux là.
La chance va et vient
juillet 26, 2007
Quand ça va bien d’un côté, l’autre côté s’effondre. Quand tu regardes à gauche, l’homme de ta vie passe à droite. Quand tu décides de sortir de chez toi, tu manques un coup de téléphone important. Quand tu décides d’avancer, tu fonces dans un mur. Quand tu attends une réponse de quelqu’un, l’autre personne croit que c’est toi qui va lui répondre.
Blablabla sans fin sur toutes les choses que l’ont manquent ou que l’on va manquer. Fais chier.
Être une foutue angoissée qui suranalyse est un exercice des plus épuisants.
Bar open et piscine
juillet 22, 2007
Séance de bronzage de mes jambes “glow in the dark” au soleil de la banlieue avec mon ipod dans les oreilles et mon drink pas trop loin. Retrait préventif du dit-soleil pour cause de brûlure dorsale imminente si non-retrait de ma personne au soleil. Danse énergique dans grand salon avec la musique très très forte. Écoute fascinée du câble. Fabrication de drinks aléatoires. Baignade et nage pas synchronisée. Retour au bronzage, retour à l’eau. Apllication frénétique de crème solaire. Repos.
Mes seuls jours de vacances de l’été sont là alors j’en profite. Mais bon, je peux pas retourner dehors sinon je vais brûler. Et vous ne voudriez pas que votre narratrice finisse cramée telle la volaille dans un BBQ?
Pincez-moi
juillet 21, 2007
Recevoir le coup de fil inattendu de quelqu’un dont tu admires le travail peut provoquer en moi des crises d’hystérie suivi d’un mal de coeur suivi d’une envie de crier.
Je suis vraiment trop chanceuse ces temps-ci. Mais bon, on ne peut jamais être trop chanceux dans la vie, n’est-ce pas?
Vous les voulez
juillet 20, 2007
Vous fantasmez secrètement sur un collier somptueux ou sur des colliers à plumes ou sur, bref, vous cherchez des bijoux débiles?
La ô so talentueuse et sympathique Élyse Gamache-Bélisle rocke trop avec sa collection Mousselyse. Vous pouvez aussi être tendance et aller voir son profil sur Facebook. Car Dieu sait que Facebook prend le contrôle de la vie de tous.
Photographe: Julie Artacho
Assistantes : Catherine Aboumrad et Caterine Bellerose
Les fluides des musiciens
juillet 19, 2007
Quel délicieux titre de post, n’est-ce pas?
Mardi soir à la Sala Rossa, le groupe Battles a fait sué les murs à coups de gros beats démentiels, de dangereux mélanges de style que j’arrive même pas à définir et de bass drum assez loud pour me faire perdre mon ouie.
J’ai donc tenté de faire des photos entre deux moments de repos de la troupe de cinglés qui se trouvaient derrière moi. Ils jouaient sur la scène si près du public que lorsque la pièce phare “Atlas” a débuté que toute la salle a pris en feu (métaphoriquement parlant, sinon je serai morte et je ne vous écrirais plus). Non seulement le feu était pris dans tous ces jolis corps que je devais garder mon calme, prendre des photos devant le bass drum (ce qui veut dire que je devenais de plus en plus sourde à chaque seconde) et aussi, ne pas me laisser déconcentrer par les fluides du batteur.
Chaque mouvement du monsieur se terminait immanquablement en gouttes de sueur qui m’arrivait à la figure et sur ma caméra. Alors, si quelqu’un veut toucher la sueur d’une star, vous pouvez flatter ma caméra. En sueur, la mienne et celle de tous les musiciens sur scène qui nous suaient dessus, je me suis dirigée plus loin de l’avant-scène.
Et je dois l’admettre, ce groupe est tout simplement débile. Ça tient du génie et de l’expérience musicale sublime. Oh oui. Ça valait la douche obligatoire à deux heures du matin pour ne pas avoir l’impression de dormir avec deux milles joggeurs inconnus qui suent sur toi.
Parlez-moi de ça, un post qui parle de sueur. Yeah.


