mercredi soir

janvier 31, 2008

les phrases fortes de ma soirée furent définitivement :

“Gerry Boulet alias Douilé”

“Je suis Bibi” dit sur n’importe quel beat du logiciel Garage Band de Mac.

et en finale, je cherche officiellement le roi de la luge.  J’ai décidé que ça serait l’homme de ma vie.

post incohérent suite à un souper qui a fini au vin de dépanneur vu qu’on a épuisé tout le reste.

mercredi après-midi

janvier 30, 2008

Je viens de finir de lire “Douleur exquise” de Sophie Calle.  Aucune idée comment on peut résister à un tel ouvrage.  C’est une combinaison de simplicité dans le sujet et de complexité humaine.  Une rupture annoncée, illustrée et expliquée pendant près de 200 pages.  Dans un petit livre où la tranche est rouge brillante se ramasse photos et textes des 92 jours avant et après la rupture qu’elle a vécu.   C’est présenté d’une manière exceptionnelle, intimiste et originale, le texte qui disparait, la même histoire réecrite 90 fois, le décompte à chaque page.

Plus j’en apprends sur elle, plus j’adore Sophie Calle.

mardi : journée culturelle

janvier 30, 2008

Escapade glorieuse à la Grande Bibliothèque en mettant dans ma veste les livres suivants :

- “Douleur exquise” de la toute aussi exquise Sophie Calle

- “Littoral” de Wajdi Mouawad, question de se perturber un peu.

- “De l’art cru à l’art cuit” de Henri Barras, un ouvrage qui s’intéresse au processus créatif suite à l’observation des oeuvres des Impatients (sorte de centre de création pour les gens qui souffrent de maladies mentales).

- Et un essai sur la censure et la provocation dans la photographie contemporain.  Donc, nous allons découvrir pourquoi les photos de gens dépravés, saoûls et à moitié nus, réalisées au gros flash dans des partys obscurs ont autant de succès….

Puis, hop un café avec la ô si merveilleuse Myriam K.

Puis, hop cinéma avec mon frère.  Découverte de Persepolis, le film.  Univers fascinant sous forme de bande dessinée.   Une leçon d’histoire sur l’Iran, sur la vie en temps de guerre.  Ça m’a fait pensé énormément à mon père qui a quitté l’Espagne et qui ne se sent pas chez lui ni ici ni là-bas.  Qui a quitté un Madrid dévasté pour aller dans un Montréal fraîchement libéré de l’église et qui n’avait rien à voir avec la réalité de mon père.

Ça m’a remis plein de vérités sur le genre humain en pleine face.  Vraiment un bon film, j’ai de la réflexion plein les poches.

C’était une bonne journée.  ouais.

Lundi

janvier 29, 2008

Il fait soleil, il fait beau, je peux ouvrir mes fenêtres, écouter de la musique, je fais du ménage pis je trouve presque ça plaisant et je tombe sur des écrits de mes 17 ans pis je trouve ça totalement déstabilisant.

C’est étrange comment j’écrivais dans ce temps-là. J’étais en théâtre alors tout ce que j’écrivais sonnait comme un monologue autobiographique théâtral. Donc, c’était dramatique en contenu et dans la forme d’écriture.  Lire une tranche de vie grave écrite ainsi par soi-même, ça a quelque chose de bizarre.   Je sais pas trop comment expliquer ça… bref.

J’ai trois boîtes remplies de ce que j’ai écrit. Ma mauvaise poésie adolescente, mes cent milles débuts de roman et/ou pièce de théâtre, des textes à propos de la construction de mes personnages, mes notes qui accompagnent les textes que j’apprenais, mes poèmes plein de spleen, mes bouts de papier où se trouvent des phrases sans contexte que j’aime bien.

À chaque fois que je fais le ménage dans ces boîtes de papier, j’y parviens jamais vraiment parce que ça me fout trop à terre. Ça doit faire huit ans que j’accumule tous ces mots et ces souvenirs dont je n’ai pas besoin. Faut parfois trier un peu.

Et en plus, la poésie adolescente, c’est souvent très à chier.

Il n’y a rien de plus ridicule que de se faire cruiser par un chauffeur de taxi alors que :

a) Tu as un manteau des genoux au menton, une tuque et un foulard.  Tout ce qu’il voit ce sont mes yeux derrière mes lunettes pleine de buée.  Alors, le coup du magnifique jeune femme, c’est un peu n’importe quoi.

b) Tu tiens dans tes mains une magnifique boîte de carton pleine de verres et de trucs pour les soupes à l’oignon récupérés d’une amie qui quitte son appart.

c) Il t’a passé dans la face trois fois avant de te voir, je suis peut-être habillée en noir, mais je suis pas invisible, pour qu’il finisse par te dire “Si je t’avais vu avant, j’aurais pas continué”.  Ouin, ouin, c’est pour ça que ça a pris un appel de ma part à la centrale pour dire qu’un chauffeur de taxi arrêtait pas de m’ignorer devant l’adresse convenue.

Et j’ai jamais vu un chauffeur faire autant de détour de ma vie.  Je veux dire, j’habite sur une des rues les plus connues de Montréal, je vois pas comment tu peux faire semblant de ne pas l’avoir vu.  Bref, j’ai débarqué au coin de la rue, après 2 dollars de détour ridicule et après m’être fait demandé de lui faire le portrait.

“J’aime tellement la photo que j’aimerais ça avoir une photo de moi faite par toi”.  De loin, la phrase la plus absurde au monde.

Je devrais cesser de prendre des taxis, au nombre d’anecdotes douteuses qu’il m’arrive.

Soirée au Zoo

janvier 26, 2008

Ce soir, notre ami Matt Fuzz se donnait en concert au Zoobizarre.  J’en ai profité pour voler des calins gratuits à sa blonde/partner de voyage que je n’ai presque pas vu depuis notre retour de Paris.  Les horaires sont parfois ainsi faits.

Trève de détour, Matt a joué une panoplie de nouvelles chansons qui ont du groove.  Je crois que dans un contexte d’écoute en ipod, je danserais bien dans la rue en écoutant ça.   Puis, Les Hands Claps ont joué.  J’ai pas trippé, mais je dois donner ça au groupe, on est enfin en présence d’une fille qui sait chanter.  Peut-être que les couleurs des cheveux de la chanteuse étaient trop déconcentrantes pour moi.  Ça m’a terrifiée presque.  Mais on tombe dans le jugement capillaire ce qui veut rien dire de bien signifiant.

Souvent, j’ai l’impression que les ingrédients gagnants pour être une chanteuse vedette sont : avoir de l’attitude, savoir danser, être en robe courte, être cute et avoir un fond de voix potentielle.  Sinon les ingrédients pour les groupes sont le cynisme, l’attitude, la connaissance minimale de leurs instruments.   Je ne sais pas si c’est moi, mais je suis tannée de ses chansons aux textes vides, des arrangements banals.    Soit la scène locale me jette à terre, soit elle me laisse dans la plus grande indifférence en m’offrant un simple divertissement de passage vite oublié chez nous.

Je suis en crise de musique ces jours-ci, j’essaie de trouver de la musique pour matcher avec ce qui se trame dans ma tête (et qui change d’un extrême à l’autre sans cesse d’ailleurs).   Je suis en mode random sur mon itunes pour tenter de découvrir des pièces auxquelles je n’aurais pas porté suffisament attention et celles que les autres ont ajouté sur mon ordi.

Puis, quand je tombe sur une perle, je la mets dans ma playlist “à réecouter comme du monde”.  À l’affiche dans cette playlist pour l’instant : “This deed - Electrelane “, “Soft Rock star - Metric “, “The trees were mistaken - Andrew Bird”, “Banshee Beat - Animal Collective”.

Laissez l’oracle de random vous guider, voici le conseil vaudou de la semaine.

Ça ressemble à du Pascal GrandMaison, je sais. Mais j’aime Pascal Grandmaison alors il n’y a rien de mal.

Après-midi dans un sous-sol, à faire des photos avec ce qui nous entoure.

attentebweb.jpg L’attente A et l’attente B. Une série improvisée sur les salles de bain blanches, l’angoisse et l’attente de tout et de rien.

attenteweb.jpg

moi_7692web2.jpg

Idée de ma tête folle, photo de Daviel L.

La trame sonore de ma vie

janvier 23, 2008

Découvrir cette chanson en pleine tempête est un hasard tout à fait merveilleux…Ladytron - Destroy everything you touch

Ladytron, ça s’écoute si bien en marchant.

Do some crazy moves!

janvier 20, 2008

Auourd’hui a eu lieu mon premier shooting anglophone, pour le futur cover du mois de mars du journal BangBang té mort.

Dirigez des gens en anglais n’est pas plus complexe, mais juste moins naturel.  Et dire Yeah, yeah, yeah, right, good, yeah pendant deux heures, je trouve ça drôle.  Mais bon, c’est tout ce qui sortait de ma bouche.

Je peux rien montrer avant que ça soit publié, mais ça viendra.  Je suis en train de faire des tests de montage avec photoshop de ce shoot et je suis si emballée, qu’on devra me déballer.  Pire jeu de mot ever, je sais.

J’ai aussi très hâte de voir ce que Simon a filmé pendant le début du shoot, soit moi qui fixe un laptop, Guillaume qui prend une photo de Simon qui prend une photo de la maquilleuse qui prépare la chanteuse pour la photo.