ok

février 29, 2008

Là, ça va mieux.

J’ai parfois l’impression que je vis la vie de 3 personnes simultanément.  Trop de choses en même temps, il n’y a pas un plan (personnel, professionnel, inter-relationnel) qui est capable d’avancer au même rythme.  Ça donne un peu de tout et beaucoup de n’importe quoi.   Bien des émotions pis des traumatismes, mais au bout du compte, je m’en sors tout le temps, un peu comme les héros des films.

Sauf que j’ai pas eu de finale où je courais en bobettes dans la rue et dans la neige pendant que l’homme de ma vie courait après moi pour mieux me frencher sur un coin de rue de Londres.

On pourrait jouer à “Qui devine la finale du film?”, mais je sais clairement que Marjolaine (parce que c’est son nom) va deviner.

J’y croyais pas mais

février 28, 2008

Il est possible de vivre toutes les émotions négatives possibles en une seule et même journée!  N’est-ce pas merveilleux?

Si jamais je chiale et que j’ose dire que les journées ne sont parfois pas assez longues, flagellez-moi, cette journée fut l’une des plus longues au monde.

- insérer un sacre de votre choix- .

J’adore Montréal

février 27, 2008

Parce que je suis toujours émerveillée par ce qui se fait ici, parce que je me retrouve toujours dans des salles de spectacles à entendre des trucs merveilleux entourée de jolis garçons et en regardant ceux sur la scène aussi.

Ce soir, la Sala Rossa fut le temple où je suis  allée me recueillir.  En première partie, il y avait ce groupe avec 2000 musiciens dont je n’ai aucune idée du nom (mais j’attends que Laurent me le rappelle).  C’était bon, ça allait droit au coeur en y appliquant un petit baume.  Un sentiment semi-hippie m’a presque envahie, j’étais heureuse et charmée.  Mais me semble que sans nom, ça vaut pas la peine de décrire….

Puis, Plants and animals, le groupe qui semble surgir dans tous les journaux.  Je me souvenais les avoir vu jadis au mois d’août,  j’avais aimé et là, je confirme, j’ai adoré.  Des mecs sympathiques, un chanteur avec une voix qui m’a rappellé Jeff Buckley, un batteur franchement dingue (mais je vous le dis, c’était hallucinant) et l’autre guitariste ou bassiste, il y avait une tête devant moi, qui dédiait des chansons à sa mère.  Même un enfant est monté sur scène pour chanter, j’ai cru bon de faire semblant que c’était Jéremy Gabriel.   C’était comme si Devandra Banhart dans son bonheur de vie était entré en fusion avec du indie-rock.   La chanson finale, entourée des musiciens de la première partie, donnait des envies de lever le poing dans les airs en gueulant telle une révolutionnaire.

Un beau moment dedans mon coeur, mal décrit, mais ô combien sincère.

Il y a deux ans

février 26, 2008

Un de mes profs d’école nous a demandé d’écrire notre journal de bord, d’y mettre nos réflexions, tout ce qui sortait de nos têtes. Alors j’ai écrit tout ce qui me passait par la tête. Voici donc un des extraits de ce que j’ai écrit il y a deux ans, à 2-3 jours près.

“Je n’ai pas la capacité de me définir. Une définition est inflexible et immuable. Un lézard ne peut pas devenir un meuble. Je ne sais plus ce qui me délimite, les frontières de ma propre existence me sont devenues étrangères. Je n’ai plus l’impression de me diriger, mais d’aller vers le courant qui semble le plus approprié pour mon niveau d’aventure (qui est, ma foi, assez bas). Je voudrais bien verbaliser, j’aimerais bien verbaliser, mais le vocabulaire établi sera toujours trop limitatif.”

Ouais, le sujet de mes journées de février sera toujours qui je suis et qu’est-ce que je fais?

Confession

février 24, 2008

J’ai parfois des problèmes de langage.  À défaut d’être dysléxique, je fais des mots-valise.  Donc, je prends deux mots et n’en forment qu’un.  Souvent, je fais aussi ça avec une phrase qui finit par se résumer en un seul mot.   Mon exemple préféré depuis longtemps était “soupine” ce qui voulait dire dans mon langage “je vais souper avec ma cousine”.   Mais ce soir, j’arrêtais pas de répéter celui-ci et, ma foi, je le déclare mot-valise préféré de ma vie :

“je découpe ma pose” pour dire “je dépose ma coupe”.

Je suis une fille si charmante qui fait des mots-valise (et aussi, qui fait de délicieuses rimes de gangsta rap quand elle boit)…  J’attends d’ailleurs qu’on choisisse ma vie pour inspirer un personnage de romans.

Une cascade d’émotions

février 22, 2008

À la recherche du BangBang dans les rues de Montréal, c’est en face du Archambault de la Place des Arts que je l’ai trouvé.   Cri de joie intérieure sans fin.  Puis, j’ouvre le dit-journal.  Je tiens à dire une chose : le petit look “on dessine sur la photo” n’est pas du tout de moi.  Donc, restez-en au cover pour ce qui est de mon crédit.  Bref.

Je suis quand même tombé en amour aujourd’hui.  Il a 30 ans, il a plein de talent, il travaille de ses mains et expose au Musée d’art contemporain.  Il s’appelle Yannick Pouliot et il a fait craquer mon coeur.  Ça fait longtemps que j’ai pas succombé au charme du expo comme ça.  Il travaille les meubles dans une nouvelle perspective, il pourrait être le designer surréaliste du palais de Marie-Antoinette.   Il faut aller dans le mini-corridor tapissé de papier peint pour craquer.  C’est clair que j’y retourne encore et encore.  Et aussi pour aller m’amuser avec le piano qui joue quand on bouge.

Et puis, je suis allée jaser de l’art, de la vie, des hommes de plus de 30 ans qui sont louches, d’horloge biologique (pas la mienne) devant de la bière puis devant un duo tapas-bière du Barraca.   Il n’y a pas meilleur moyen de fêter une fête (la répétition c’est si beau) et de fêter un cover.

Et en passant, pub gratuite pour le MACM, pour aller au musée pendant un an tout le temps comme des déchainés, ça vous coûte juste 10$ alors gâtez-vous.

Si les rumeurs sont vraies

février 20, 2008

(Je crois que c’est) Demain (que) le cover du Bang Bang sort.  Et dessus, et dessus, et bien ça sera ma photo, résultat d’un acharnement sans fin sur Photoshop dépourvu de mon habituelle aide qu’est Guillaume le Lapin.

Le cover met à l’honneur le groupe Creature qui a fait le cover du Nightlife ce mois-ci.  Ils étaient sympathiques comme tout et bougeaient comme jamais.  Je fus impressionnée par les postures de la chanteuse et de la souplesse du chanteur.  Mais vraiment.  C’était beau à voir.
Demain, Julie sort en ville et va pleurer devant un rack à journaux.  Oh yes!

Une journée au bureau chez soi, c’est toujours étrange.  Tu as toujours envie de faire autre chose.  Faire des photos A au lieu des photos B et si tu fais les photos B, tu as envie de faire les photos A.  Bref, tu fais 16 choses en même temps.

Ce matin, ce fut un combo magique de retouche, d’organisation de shoot et de “Tiens, je pourrais écouter des vinyles en même temps”.

Alors, en enlevant des boutons, en faisant des transferts ftp et en bookant des choses, voici ce qui accompagna ma vie ce matin.

Un petit Tout écartillé de Charlebois sur un lit de Moondance de Van Morrisson, accompagné des Besnard Lakes et comme dessert : Nick Cave et son Nocturama qui vient avec la rockambolesque “Babe, i’m on fire”, cette chanson de 15 minutes.

J’ai plein de vinyles douteux et loufoques comme Bobby Hachey chante Johny Cash, Zamfir, Passe-Partout chante Noël, Dalida en coffret, etc…

Et ça sonne si bien des vinyles.

Bon, ça y est, je suis en heure de dîner.

Tout est parfait

février 19, 2008

Il faut avouer une chose : je suis une fille de 24 ans.  Les chances que j’aille trippé sur Guillaume Vigneault et ses deux romans sont de 99%.  Alors, quand je découvris que derrière ce “Tout est parfait”, j’allais retrouver la plume de Vigneault, je fus emballée.  Il a même fallu qu’on me déballe pour que je puisse me rendre au cinéma.

Dans la lancée, nous allons au cinéma le mardi à 5$, moi et Caterine avons été voir le dit-film.

Ça m’a bouleversée.  Vraiment intensément.  Par le sujet, la manière de le présenter, les images, le jeu.  Et de surcroit, je crie haut et fort, si tous les films avaient une trame sonore aussi riche et intéressante, ça serait le paradis.

Je veux bien résister à verser une larme publiquement, mais de grâce de me torturer pas à coups de Cat Power, de Gillian Welch et ne finissez pas un film sur du Blonde Redhead.  Ça m’a rentré dedans comme de la foudre.

Je suis un peu sans mots devant ça, je crois qu’il y a des films qui sont faits pour bouleverser notre ventre, qui n’attendent pas d’être racontés, mais juste d’être vus et ressentis.

Gestion de crise

février 19, 2008

J’étais en proie à la panique.  La panique de ne plus savoir si ce que je fais vaut quelque chose ou de la merde, je paniquais sur le fait que je trouvais que je n’avais plus de style qui m’était propre.

On est venus à ma rescousse, on m’a secoué, on m’a dit : Envoye, shoote petite fille, shoote, shoote!” .

Alors, je me suis dit qu’il était temps que je fasse un vidéoclip, un projet que je traîne depuis longtemps.

La semaine prochaine, ou peut-être même cette semaine, je shoote.  Puis, je monte.

Pis si tout va bien, je devrais vous montrer ça au mois de mars.

Va falloir me surveiller pour que je le fasse pour de vrai.  Fouettez-moi de motivation.