Enduire son coeur de bonheur
mai 19, 2008
Grâce à ce merveilleux organisme qu’est La vitrine qui vend plein de billets dernière minute, et comme mentionné précédemment, j’ai passé la soirée à l’église avec Dieu le père, SoCalled et Bell Orchestre.
On s’entend d’avance, un show dans une église, ça sonne. Mais vraiment.
SoCalled est débarqué nous livrant des “world premiere” allant d’une nouvelle chanson inspirée de Nova Scotia et d’une chanson jamais jouée qui fut un pur divertissement d’acrobaties musicales. Josh est beaucoup trop charmant avec ses cheveux et son suit de gala. C’était franchement excellent, la chanteuse avait une voix qui tue, parfaite, absolument parfaite dans la catégorie “je pourrais chanter mon âme seule sur un stage et tout le monde pleurerait”. Je vais devoir me mettre à la musique klezmer aussi, ça remplit mon coeur de joie.
Et Bell Orchestre, c’est comme prendre le bateau pour découvrir l’Amérique, c’est un film de guerre en forêt tropicale, c’est être perdue dans le désert, c’est courir dans la rue par un jour de pluie, c’est toutes ces images de film qui prennent au coeur. C’est un petit film sans images. Et ça résonnait partout, wow wow wow. Jorane est venue jouer pour une chanson, elle est comme ça, elle va et vient pour jouer des chansons (selon Sarah, la fille la plus enrhumée du centre-ville).
Bref, ce fut marvellous.
Où étais-je???
mai 17, 2008
Ce soir, SoCalled et The Bell Orchestre sont à l’église Saint-James pour le festival de musique de chambre!
wow wow wow
Alice - Double Jeu
mai 17, 2008
Pour marcher et prendre l’autobus en souriant
mai 17, 2008
Ohbijou - The Woods
Je veux cette voix et j’aime beaucoup le look du vidéo.
MGMT - Time to pretend
Quelle chanson et quel vidéo… Trouvez l’ironie vous même.
Hot Chip - Ready for the dance floor
Un vidéo de Nima Nourizadeh, le même derrière le merveilleux clip “Les artistes” de Santogold. Il y a vraiment des bonnes idées dans ce vidéo.
Julie perd sa notion du temps
mai 16, 2008
Si jamais vous retrouvez ma semaine, pourriez-vous me la retourner, j’ai aucune idée de où j’ai pu la mettre ni ce que j’ai pu en faire, mais on est jeudi minuit et j’ai rien vu passer.
Je me souviens d’un pique-nique au Parc Jeanne-Mance, d’un souper plein de rires à propos d’un film de crash d’avion, j’ai envoyé des fleurs à Cowansville pour la fête d’une amie avec qui j’ai soupé pour festoyer son retour du pays du Je-bois-du-vin-tous-les-jours, j’ai nommé la France. Je suis tombée amoureuse de Ohbijou qui me rappelle d’ailleurs le groupe Devics (Josée retient ce détail), j’ai eu un party de balcon. Trop de choses en si peu de temps et je me retrouve face à mon vendredi et je comprends pas trop.
Mais bon, depuis quand je ne suis pas une fille perdue? et voilà.
Je suis une coiffeuse
mai 16, 2008
Myriam K.
mai 12, 2008
Cette photo pourrait décrire le contraire de Myriam. En fait, je crois que personne ne l’est déjà vu désabusée ainsi, mais reste que malgré le fait qu’elle n’affiche pas son sourire de jeune première, elle reste merveilleusement belle.
Myriam, c’est la reine de la ruelle, Myriam, elle owne tous les racoins de sa rue et comme Myriam est mon amie, je feele safe au centre-ville. N’importe quoi (ou presque).
Je peux maintenant faire semblant d’avoir comme amie Charlotte Gainsbourg, je sais pas pourquoi, mais moi je trouve qu’elle lui ressemble. Reste juste à lui faire fredonner des chansons avec les mecs de Air.
La parade des loups
mai 11, 2008
Je me souviens avoir tombée en amour avec une nouvelle chanson de Wolf Parade lors de leur dernier spectacle à la Sala Rossa. En attendant de trouver la toune exacte qui a fendu mon coeur en deux, on peut downloader un mp3 ici .
“well into the desert you must go
so into the desert we go
call it a ritual
call it whatever you will
and you will grow mad at me
as naturally as branches on a tree
call it a ritual
call it whatever you will”
Mes anciens amours photographiques
mai 10, 2008
J’ai commencé à faire de la photo parce que ma cousine m’avait prêté sa caméra Minolta et que bon, je sais pas trop, j’ai décidé de m’en servir. Sans aucune notion de rien, juste un lourd passé d’achats compulsifs de Elle Québec et de Clin d’Oeil tout le long de mon adolescence.
Lors de mon premier cégep, mes amis y sont tous passés, j’ai pris des millions de photos de mon époque cégep de Lionel-Groulx. Je faisais tout, maquillage, coiffure, photos, choix du lieu etc. J’aimais ça. C’était ludique, c’était aussi parfois très cliché, le genre de photos que tu prends quand tu n’as aucune notion technique, que tu trouves le flou beau et les erreurs intéressantes. Par la suite, on apprend à les créer et il existe toujours cette notion de heureux hasard, mais on est plus sévères sur les erreurs en soit.
J’ai appris à développer dans la chambre noire du cégep (pour ensuite me rendre compte que j’imprimais tout croche, mais bon, c’est la vie). J’aimais cette notion d’être plongée dans le noir, une lumière rouge en fond et la radio comme trame sonore. Ça avait quelque chose d’unique. Je savais pas ce que je faisais, mais j’aimais ça. Alors, après un an d’arrêt d’étude, j’ai commencé mes études en photo au Vieux-Montréal.
Pendant mes trois ans, j’ai fait plein de trucs. Apprendre la lumière, apprendre c’est quoi un appareil photo et comment ça fonctionne pour de vrai et toute la technique qui va avec. J’ai fait des trucs que je déteste (corpo, architecture, du grand format pour photographier des objets, du portrait social) et j’ai fait des trucs que j’adorais. Plus ça allait et plus j’ai eu l’impression de perdre mon style d’une certaine manière, les contraintes m’empêchant de faire ce que je voulais et comment je le voulais. Je suis sortie de ma technique morte de fatigue, un brin perdue, ne sachant plus trop ce que je voulais.
J’ai continué à être disquaire, j’ai travaillé de nuit à développer des trucs louches, j’ai travaillé dans un magasin de photo à apprendre tout ce que je ne connaissais pas et à me faire chier avec des clients trop prétentieux, j’ai fait des contrats, je me suis surmenée, j’ai vraiment poussé mon corps et ma tête à bout. Ce que je faisais n’était souvent pas ce que je voulais faire. J’ai donc tout lâché et j’ai foutu le camp en voyage.
Quand je suis revenue, j’avais décidé de cesser de me battre pour des contrats, j’étais pas émotivement assez forte pour vivre avec tout ce que ça engendre. Je me suis dit que j’allais assister et faire mes projets personnels à la place. J’ai quand même dû retourner travailler de nuit et développer des trucs louches et je suis même retournée quelque temps à ce magasin de photo pour faire de la job de clerk. Finalement j’ai eu ma job actuelle. J’avais donc un objectif sur deux d’atteint. Il me manquait que les projets personnels.
En allant voir des expos au MACM et au Belgo, il y avait toujours un mot qui me revenait en tête et qui ne me lâchait pas : simplicité. Les oeuvres les plus réussies sont parfois celles qui sont les plus simples voire épurées. De voir Pascal Grandmaison photographier ses packs Speedotron (des powerpacks utilisés en photo) ou même du papier chiffonné et de trouver ça beau, ça m’a fait réalisé à quel point il ne faut pas tout le temps se prendre la tête. Ce qui est beau est souvent devant soi.
Depuis le début de l’année, je cherchais donc cette simplicité, je cherchais un sens à ce que je faisais. Parce que malgré que je shootais, je trouvais mon travail incohérent. Mais dans une illumination de lendemain de brosse assez mémorable, alors que j’errais dans ma chambre d’hôtel à Québec, j’ai trouvé cette espèce de colle qui fait tenir tous les morceaux ensemble, j’ai réussi à semi-verbaliser ce que je voulais faire comme photo. Et à partir de ce moment-là, tout se tenait dans ma production personnelle.
Depuis, j’ai envie de shooter pour de vrai. Comme j’ai toujours aimé faire. Pour moi, broche à foin, avec de la technique mais tout de même broche à foin. J’ai eu envie de retourner là, à cette espèce de croisée de chemin qui m’avait lancée sur autre chose qui ne me représentait plus vraiment. Je sens que pour la première fois depuis longtemps, je fais des choses qui me ressemblent.
Pour son cadeau d’anniversaire, j’ai offert à mon amie Sarah un shooting. Hier, on a fait ça toute la journée. Comme avant, j’ai tout fait, de la coiffure à la retouche, je me suis amusée comme une gamine. On a shooté de la fausse mode à l’extérieur. Ça faisait longtemps que j’avais pas fait un shoot comme ça, comme quand je savais pas comment utiliser ma caméra et que la seule chose que je pouvais faire, c’était trouver un bon sujet et un bon lieu. C’était simple et ça a donné des résultats que je trouve vraiment intéressant.
Tout ça (c’est tellement long comme post) pour dire que je me suis perdue photographiquement et que je crois m’être retrouvée et ça fait du bien de sentir que je marche dans le bon chemin (et pas tout croche telle une fille saoûle dans une pente à Québec, quel bel exemple…)
Voici donc un aperçu du shoot d’hier, vous finirez bien par voir mes talents de coiffeuse et le bout du nez à Sarah.
Au 3737
mai 6, 2008
HIer, au 3737, ce bar improvisé du centre-ville (bar improvisé dans une cuisine d’un merveilleux appartement), j’ai “cinqàsepté” en charmante compagnie dont Sarah, jeune fêtée du jour. Non seulement mes amies qui habitent ont le sens inné des bonheurs simples, mais on y entend toujours les discussions les plus drôles qui soient.
Myriam appris donc la mort de la planète Pluton deux ans plus tard, Sarah nous ouvra son coeur en nous parlant de son séjour au camp Trois-Saumons ( qui m’a valu un cinq minutes de rire infernal) et de son nom totem version dinosaure. N’est-ce pas horrible d’avoir un nom totem qui doit obligatoirement être un dinosaure? On jasa aussi acrostiches et hommes européens. C’était marvellous.
Puis de retour dans ma patrie, avec “Patins” de CSS dans les oreilles, je me suis fait démasquée par mon coloc qui est toujours dehors sur le balcon quand je rentre un brin ivre. Damn you. Pas moyen de rentrer en catimini sans que personne s’en rende compte. Quoiqu’il m’a félicité sur le fait que malgré que je m’étais levée à 5h30 du matin, j’étais encore debout et vivante. Le vin rouge doit avoir des vertus pour me garder éveillée. Vive le vin rouge.
je fais vraiment des post décousus, faut me pardonner.



