Ma Mimi qui fait une si bonne modèle depuis un an.   

Avec des faux cils plus lourds qu’elle qui la font rire, aveuglée par les coups de flash, dans la plus petite rue de Tolède, dans un ascenseur trash et dans mon ô chic salon/salle à manger (que ça paraît pas du tout d’ailleurs)

Début (peut-être) de la série “because.we.are.your.friends.”  Une allusion directe à la chanson de Justice, oui, mais aussi, une sorte d’hommage à mes amis que je mitraille à la caméra.

Photo et tout ce qui va avec des cheveux à la retouche par moi.

Chambre 550

avril 17, 2008

On était mercredi. L’alcool de la veille circulait encore librement dans mes veines et suite à une tentative échouée de visiter la ville, je me suis refugiée dans la chambre d’hôtel. Je me la suis jouée Scarlett Johanson dans Lost in translation, j’ai regardé Québec sur le bord de la fenêtre.

Ridicule, mais vrai, ça m’a fait énormément de bien. Il faut croire que fixer un clocher d’église trop longtemps peut nous aider à trouver le sens de ce que l’on fait, de coller des morceaux ensemble et de trouver les mots sur des choses qui ne s’expliquaient pas.

Alors, j’ai trouvé des réponses en fixant tout ça avec mon corps démoli (pour une raison tout à fait obscure, j’ai déjà torturé mon foie pire que ça).

Cette série a commencé quand je me suis souvenue que dans toute bonne chambre d’hôtel, on pouvait se tourner vers Jésus. J’ai fouillé la chambre, trouvé la foi et j’ai photographié ce lieu béni.

moi_7692web2.jpg

Idée de ma tête folle, photo de Daviel L.

Images de Paris

décembre 25, 2007

L’homme à contre-jour
L’homme à contre-jour

Peu importe où, les librairies sont toujours joliesPeu importe où, les librairies sont toujours jolies.

Sur le bord de la SeineSur le bord de la Seine

Notre-DameNotre-Dame

milietest1_web.jpg

Portrait réalisé pendant le shooting de la collection Maessa.  J’ai toujours dit qu’Émilie avait des yeux incroyables.

milietest1_nbw.jpg

Et ça, c’est ça qui arrive qu’on est folle et fatiguée et qu’on perfectionne son noir et blanc sur Photoshop.  On essaye à gauche, on tente à droite pis ça donne parfois des trucs comme ça.

sb_002web.jpg

Half Baked, c’est malade!

Hommage à la Caterine

août 7, 2007

mlleb_01web.jpg

La Caterine est un petit animal farouche pour lequel j’ai travaillé fort pour pouvoir approcher le territoire hyper-protégé. Et quand j’ai réussi à être accepté dans son clan, j’ai jamais regretté d’avoir persisté pour y arriver.

La Caterine est une jolie petite poupée trash qui a décidé de sortir de sa vitrine de boutique pour aller gambader dans la rue. Pour voir si c’est vrai que si on court très très vite, on sent son coeur battre jusqu’à dans sa tête, pour voir si c’est vrai que si on boit trop vite son chocolat chaud, on se brûle la langue, pour voir si c’est vrai que le ciel est plus beau quand on est couchés dans l’herbe.

Caterine a choisi les mots qui allaient changé sa vie et elle n’a même plus peur.

Voir les gens qu’on adore faire un pas en avant, ça a pas de prix.

s_pornorobo01web.jpg

Un autre beau jeudi à mon boulot. Je suis énervée telle la truite dans l’eau car ce soir, le Festival Sperme et Bubblegum, orchestré par Nick de Pornorobo, commence live au Divan Orange. Je suis la photographe attitrée, l’esclave élue pour ces dix bands endiablés.

Jeudi.

Brainstorm avec M.Lapin et direction Divan Orange pour pourchasser les bands pour les prendre en photo. Pornorobo mange des popsicles avec délectation, Cobra Kiss pose avec leur pancarte, Deluxe Mixed Nuts se cachent de nous derrière leurs rideaux facials, Chernobyl Cha-Cha nous échappe et Pédo Pedro et ses enfants nous menace avec des outils tout en nous montrant leurs corps.

Je shoote les bands quand ils jouent et quand ils suent, c’est merveilleux. C’est sale, ça fait du bruit, mais c’est bon. Pornorobo est en feu et, malgré le fait que j’ai écouté leur chanson “Cheveu mou” deux milles cinq cent fois quand ils ont tourné une partie du vidéoclip chez moi, cette chanson me rend folle de bonheur. J’aime ce groupe, c’est définitif. Mais ma surprise du jeudi reste Pédo Pedro qui m’ont totalement fascinée. Pas seulement par leur habile maniement du déshabillement, de leur batteur nu, des fesses du guitariste, du one-piece du chanteur, de leur pianiste en bobettes roses ou de leurs lancers de tampons dans la foule… non, juste parce que c’était si bon dans les oreilles. Je pars chez nous, je me couche, il est 3h30 du matin.

Vendredi.

Évidemment, je pars travailler à mon vrai boulot avec mes trois heures de sommeil dans le corps. Ma journée me donne envie de me coucher en boule dans un coin et d’y rester, mais je ne peux pas, le devoir m’appelle encore. Le menu au Divan Orange est le suivant:

Matt Fuzz, Les temps liquides, The O-Voids, Meta Gruau et Half Baked.

Matt Fuzz. Ce gars pourrait faire n’importe quoi, tout le monde semble avoir de l’amour pour lui. Et même si on se demande ce qu’il fait vraiment avec son GameBoy, on aime sa musique 8 bits. Quand il va se dégêner en chantant, ça va être splendide. Puis, Les temps liquides débarquent et je suis vraiment impressionnée. Ô que j’aime ça. Clic clic sur les faces de Donzelle qui se déchaîne en mouvements. The O-Voids rocke la place même Nick se garoche sur la scène pour chanter un bout de chanson. C’est beau à voir. Meta Gruau me fait hocher de la patte, il fait chaud dans la salle, je manque mourir. La fin du Festival est assuré par Half Baked qui sont juste trop fous. Dans la catégorie “C’est trop bon, pourquoi je connaissais pas ça?”, ils gagnent tous les prix. Le chanteur est hyperactif, ça a pas de sens, la petite foule trippe et sue.

On fait des photos des bands entre leurs shows. On est tous morts. Je suis morte. Morte d’avoir fait des blagues de bobettes souillés, morte d’avoir jasé avec des stars, morte d’avoir bu, morte d’avoir traîné mon appareil autour de la scène, morte d’avoir élaboré des nouveaux projets/contrats.

Les photos viendront, c’est promis. Permettez-moi de dormir avant de faire tout ça.

Mademoiselle A.

juillet 30, 2007

mademoisellea_web.jpg

Mademoiselle A. aime observer la lumière à travers les feuilles d’arbres, manger du sorbet au citron, sentir son pouls sous ses doigts, écouter de la musique dans les transports en commun, l’odeur du café, le rire de ses amis, le sentiment de bonheur que l’on éprouve quand tout autour de soi est parfait, voir ses draps voler sur la corde à linge, boire du vin rouge.

Mademoiselle A. aime tout ça.

(Début de la série Mademoiselles. Le tout débutant avec un autoportrait, car je suis le porte-étendard de la lettre A. À suivre.)