Éloge de la Polly (ou gigantesque post de fanatique)
octobre 16, 2007
Je me souviens que mon frère avait, dans sa collection, un disque avec une pochette que j’adorais. Une femme couchée dans l’eau, un fond vert en satin. On a commencé à en écouter ensemble et je chantais sur “C’mon Billy” avec mon frère à la guitare. Mon amour pour PJ Harvey a commencé avec “To bring you my love”. Depuis, je suis fan finie. Elle a une voix incroyable qui oscille entre la douceur incarnée et la sale rockeuse, de suraigu à beaucoup trop grave, ça en est juste fascinant et elle a de la gueule, ce qui je ne trouve pas fréquent chez les soi-disantes musiciennes “rock” de ce monde.
J’écoute du PJ particulièrement quand je suis saoûle et prise d’une envie de gueuler. Ça me fait du bien parce que non seulement ça me permet de défouler, mais les paroles sont toujours dingues.
Je croyais d’ailleurs que PJ Harvey était morte, musicalement parlant, avec son dernier album “Uh huh her”, mais non, “White Chalk” vient de sortir dans les bacs. C’est d’un minimalisme déroutant pour du PJ. Pas de guitares sales, pas vraiment de distorsion, pas de fuck you, pas rien qui donne envie de frapper un mur. Beaucoup de piano, une voix très franche, un peu fantomatique par moments, mais une intensité folle. Ça se sent qu’elle vieillit juste dans le sens où elle se déchaîne plus de la même manière, j’imagine.
Mais dès la première chanson “The Devil”, j’étais déjà perdue dans les vagues de l’admiration. Et elle aligne les mots majestueusement Mlle Harvey…
“I go out to the old milestone
Insanely expecting you to come there knowing
That I wait for you there
That I wait for you there
Come
Come
Come here at once”
“I can’t believe that life is so complex when i just want to sit here and watch you undress”
C’est dingue comment j’ai envie de chanter du PJ Harvey dans l’oreille de certaines personnes… Il y a des chansons qui semblent parfaitement écrites pour moi parfois, je vous dis pas laquelle…
Vivons dans le passé
août 13, 2007
Merci à mon coloc d’acheter des disques usagés. Maintenant, je peux faire ma rockeuse et crier comme une ado déchaînée. Ça fait tellement longtemps!