Un fond rouge, ben des filtres de densité neutre pis un flash.   Nous verrons bien ce que ça donnera.  En attendant, allez écouter le band en question :  The Vasts

 

 

Ma Mimi qui fait une si bonne modèle depuis un an.   

Avec des faux cils plus lourds qu’elle qui la font rire, aveuglée par les coups de flash, dans la plus petite rue de Tolède, dans un ascenseur trash et dans mon ô chic salon/salle à manger (que ça paraît pas du tout d’ailleurs)

mon nouveau défi.

août 1, 2008

Écouter les 12 846 éléments de mon itunes.  Passer à travers mon 35,6 jours d’écoute.  Parce que j’ai pris plein de itunes de mes amis, il y a plein de trucs dont je n’ai aucune idée c’est quoi.  Faire un best-of de mes découvertes, pleurer d’émoi sur de nouvelles chansons.

Je m’impose des choses qu’il est impossible de faire, vraiment bravo.

Mes liaisons dangeureuses des derniers mois :

Pascal Grandmaison m’a tuée avec sa série de portraits derrière la vitre et son installation sur la respiration.

Yannick Pouliot m’a achevée en construisant une mini-salle cylindrique qui me donnait envie de devenir Marie-Antoinette.

Richard  Patrick Bernatchez filme mon angoisse de manière fabuleuse.  (J’ai définitivement de la difficulté à ne pas mélanger les noms de Richard Bernardin et Patrick Bernatchez, une sorte de lapsus entre artistes talentueux)

Mais Nicolas Baier me jette à terre. Oui, oui, ça mérite une mauvaise rime. Ce qu’il a fait à la Triennale est ma-gni-fi-que. Le reste de ce qu’il fait est tout aussi magnifique. Simple et efficace, des jeux de déconstruction. Des manières de jouer avec ce qui nous entoure. J’aime j’aime j’aime. Je suis pâmée devant son site web. Je songeais le demander en mariage (moi qui se fout du mariage, allez comprendre). Ça se fait demander en mariage quelqu’un qu’on connait pas? Bon, ok, je suis prête à commencer par lui offrir un verre. Je vais faire semblant d’être une fille qui suit des étapes de vie normales.  Mais bon, quand je suis en mode admiratif et que je peux pas l’exprimer à la personne concernée, je deviens (un peu) folle.

Il est où l’artiste visuel de mon coeur? Celui qui me gossera une sculpture avec un toaster et une brosse le dimanche matin? Hein, il est où?

les hommes de mon building

juillet 29, 2008

Peu à peu, je découvre les espèces mâles qui rôdent sur mon étage au boulot.

Le plus frappant reste “L’homme le plus méprisant au monde”.  Un mec trop grand, trop fashion dans un combo lunettes montures noires et coupe de cheveux louches probablement trendy.  Regardez de haut est déjà facilité par sa qualité de géant, mais il abuse du regard désapprobateur un peu trop pour moi.   J’ai eu la chance de le croiser avec d’autres personnes qui ont pu conclure qu’il semblait bien mériter son titre.   La semaine dernière par contre, j’ai enfin décidé de braver du regard cet homme.   Alors qu’il retournait vers son bureau avec son chandail popsicle à l’orange mélangé à un pot de crème, je précise qu’il marchait dos à moi et au loin, il a tourné le coin du corridor en ne manquant pas de jetter un coup d’oeil sur la pauvre personne qui marchait au loin derrière lui et bref, c’était moi.   Dans un duel oculaire digne d’une corrida (avec vraiment moins de budget et d’éclat), je l’ai juste fixé du regard moi aussi et je crois que ça l’a déstabilisé.   Faut dire que la veille, je l’avais surpris en flagrant délit d’une poutine géante à la Banquise et que ça coupait avec son image de gars trendy.    Va falloir suivre les péripéties de l’homme le plus méprisant du monde pour savoir si il va se calmer dans l’arrogance.

Sinon, il y l’homme au bout du corridor que je croise toujours en coup de vent avec qui je vis des moments louches à chaque semaine,  l’admirateur de ma boss,  le livreur de sandwichs qui manque me faire faire une crise cardiaque à chaque fois parce qu’il surgit de nulle part, le facteur gentil un jour sur deux, le mystérieux jeune homme brun du premier, les mecs de la conciergerie qui ont recommencé à me dire bonjour et les cent milles coursieurs à vélo qui me parlent avec leurs lunettes fumées en fini miroir.

Il faut bien que j’observe la faune autour de moi.

Saturday smile

juillet 27, 2008

Un shooting improvisé pour ma série Because we are your friends cet après-midi suivi d’un shooting improvisé de ma personne par mon amie photographiée.  Ça a donné de jolis portraits de moi, version look geek avec lunettes qui me donnaient mal au coeur.  Ça a donné aussi d’autres magnifiques portraits de Myriam G.   La série prend forme dans ma tête et prendra peut-être forme sous forme (désolé pour la répétition) d’une expo en 2009.  Il y a un projet d’expo collective sur la table, je suis totalement emballée par l’idée.  Avoir mon pan de mur pour ce projet-là m’emballe énormément.  À suivre…. jusqu’à la première levée de fond pour nos prints…

Sinon, un merveilleux souper entre amis qui a fini à la Casa où nous sommes arrivés trop tard pour Katie Stelmanis (trop tard à la Casa… depuis quand ça commence à l’heure ces histoires-là?)   On a écouté trois chansons et j’ai acheté le disque pour me consoler.  Un autre band inconnu et bon a ensuite joué puis un band de simili-noise pas écoutable.  On a fui pour cause de surdité grandissante.

demain, un duo triennale au macm et marie-reine mattera à la Galerie SAS (si c’est ouvert le dimanche évidemment).   Plus, discussion sans fin avec mon amie, la fille qui dessine le mieux au monde, Mlle P. avec qui jaser démarche artistique devient une épopée merveilleusement enrichissante.    On a toujours besoin de quelqu’un qui en sait plus que nous.

it’s my party

juillet 26, 2008

Célébrer les 25 ans d’une de ses plus vieilles amies (vieille peut-être, mais toujours aussi formidable) dans un petit resto français, c’est génial. Dans un petit resto français formule “Apporte ton vino beubé”, ce l’est d’autant plus. Si en bonus, on te sert de la magie culinaire drette live dans ton assiette, la vie ne peut être que merveilleuse. Quand on te tue en finale avec une crème brûlée qui fait un toc toc qui résonne dans le resto, tu peux mourir en paix. Mais non, on pourrait croire que la soirée a fini là, dans le vin et la bouffe.

Na-non.

Parce que moi, j’avais un mec en tête. L’homme qui chavirait mon coeur de gamine de 7 ans (environ). Oh oui, moi et Patrick Bourgeois, on avait une blind date ce soir. Bon, blind date dans la mesure où il m’a pas vraiment vue, dieu sait qu’il serait mort d’extase devant mon fanatisme charmant. J’étais pas la seule, je me suis donnée en spectacle avec la fêtée en agitant mon poing dans les airs sur toutes les envolées dramatiques, j’ai hurlé à m’en déchirer le poumon, j’ai pleuré d’émoi, métaphoriquement parlant, sur le cheval blanc et la chorale d’enfants qui portaient un t-shirt “J’aime les BB”.

On peut pas finir mieux une soirée qu’en criant “Comme si depuis la nuit des temps, nous avions rendez-vous, ce soir exactement, les yeux fermés, le tout pour le touuuut”

précision de post-postage : ce vidéo est franchement mauvais, me semble que c’était plus puissant en show… mais bon, c’est ça quand même.

Samedi soir

juillet 25, 2008

On se souvient de ce célèbre post qui s’appelait “Remplir son coeur de pépites d’or” du mois d’avril.   Bon, ce post est très banal mais les gens desquels je parlais, eux, ne l’étaient pas.  On se souvient du nom de Katie Stelmanis et mon coeur se souvient encore d’avoir fondu telle une crotte de fromage au soleil.   Pour mes oreilles et mon bonheur, et peut-être le tien, elle revient m’impressionner à la Casa del Popolo ce samedi soir.

On écoute, on aime et on vient.

je suis de retour

juillet 24, 2008

Dimanche, j’avais les pieds sur les galets, le regard vers la mer, ma caméra au cou, un verre de vino verde dans la main.  Lundi, j’avais un autre verre de vino verde dans la main pour oublier tous les verres de vin de la veille, ma super robe d’été et le regard tourné vers le mariage de mon amie Claudine.  Puis, j’ai eu la main sur un-deux-trois-trente verres de vin.   Et j’ai aussi eu la main sur quelque chose qui ne m’a pas fait parce que le lendemain, je l’ai passé à fixer la mer en tentant de ne pas vomir. Ma principale activité fut de fixer la mer et de boire.  Jamais autant bu en 4 jours, c’était même plus décent.  Et du bon vin all the way en plus.

Bref, ce fut un mariage heureux, beaucoup de piqûres de moustiques, du grand air, de la joie, de l’abus, des feux de camps avec guimauves.  Je pouvais pas demander mieux.

sur ce, dodo.

Ai-je déjà mentionné que mes amis étaient les plus beaux, les plus forts et les plus merveilleux?

Telle une gamine de quatre ans qui crie le plus fort c’est mon père (ou comme une gamine déchue du nom de Lynda Lemay au choix), je trouve mes amis beaucoup trop beau. Et je parle pas juste de l’homme ci-haut, mais de tout le monde.

On dira que c’est parce qu’ils sont mes amis que je les trouve aussi glorieux, peut-être, mais je crois pas juste que ça soit subjectif.